Justice

Clémentine Autain annonce un recours pour pouvoir tenir un meeting

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La députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis et candidate aux régionales en Ile-de-France Clémentine Autain, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 15 septembre 2020.

Mener une campagne électorale en période de restrictions sanitaires se révèle décidément compliqué. Clémentine Autain en fait aujourd’hui l’expérience. L’Etat l’empêchant de tenir le meeting qu’elle pensait pouvoir organiser en juin à Montreuil (Seine-Saint-Denis), la tête de liste de La France insoumise (LFI) en Ile-de-France a annoncé, mercredi 26 mai, son intention de saisir la justice en référé. « Il s’agit soit d’une décision technocratique absurde, soit d’un choix politique d’empêcher les dynamiques politiques de se donner à voir, déclare-t-elle. C’est incompréhensible. »

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Voulant profiter de la sortie progressive du confinement, Clémentine Autain avait prévu depuis quelques jours de tenir un premier meeting public le 13 juin sur la place Jean-Jaurès, la grande place au centre de Montreuil. « Avant de faire imprimer les affiches, j’ai appelé la semaine dernière le préfet de Seine-Saint-Denis, et cela ne semblait pas poser problème, raconte-t-elle. Mais il m’a rappelé hier, puis ce matin : mon meeting ne peut avoir lieu, par application d’un décret du 21 mai. »

« Le préfet n’a pas interdit la réunion prévue le 13 juin, précise-t-on à la préfecture de Seine-Saint-Denis. Dans une lettre datée du 25 mai, il a simplement rappelé aux maires du département les règles qui s’appliquent désormais, compte tenu des contraintes sanitaires. » En cause, le décret signé le 21 mai par le premier ministre, Jean Castex et publié au Journal officiel du 22 mai. Il fixe à 50 personnes la jauge autorisée pour « les réunions électorales organisées en plein air » sur la voie publique. Valable dans toute la France, ce texte s’applique directement au projet de Clémentine Autain à Montreuil, qui n’est donc autorisé que s’il rassemble 50 personnes maximum.

« Je ne comprends pas cette logique »

« Alors que la situation sanitaire s’améliore dans le pays, les modalités de la campagne électorale fixées par ce décret se traduisent par de nouvelles restrictions !, dénonce la députée LFI de Seine-Saint-Denis. Le 19 mai, [le ministre de l’intérieur] Gérald Darmanin a participé à Paris à une manifestation de policiers qui a rassemblé 35 000 personnes selon les organisateurs. Le candidat de l’extrême droite Jordan Bardella va pouvoir tenir un meeting parce qu’il le fait dans un lieu privé. [La maire de Paris] Anne Hidalgo est ce soir dans une salle du 20e arrondissement. Les lieux de culture rouvrent. Et moi, je n’aurais pas le droit de réunir plus de 50 personnes dans trois semaines, sur une place de Montreuil ? Je ne comprends pas cette logique. »

Jugeant la décision « incohérente » et sa légalité « discutable », Clémentine Autain compte saisir le tribunal administratif dans le cadre d’un référé-liberté. « Dans un moment où l’urgence est à la revitalisation de la démocratie », il n’est pas acceptable de « restreindre de manière disproportionnée la liberté de réunion », plaide-t-elle.

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