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Dans le Vaucluse, Sophie Cluzel tente de donner corps à la majorité présidentielle

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« Qui c’est, elle ? » Dans les halles d’Avignon, marché couvert aux stands appétissants, l’interrogation court les allées. Samedi 13 mars, Sophie Cluzel entame, au cœur de la capitale du Vaucluse, sa seconde journée de campagne de candidate de la majorité présidentielle pour les régionales des 13 et 20 juin en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Et, entre les bancs de primeurs et ceux de truffes, la présence de la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, membre du gouvernement depuis 2017, suscite peu d’émois. « Aujourd’hui, les Français sont préoccupés par les crises sanitaire et économique. Les élections, pour l’instant, c’est inaudible… », constate, sans surprise, l’intéressée.

L’officialisation de sa candidature ne date que de quarante-huit heures. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, région qui a basculé à droite en 2015, Sophie Cluzel est, avec le Niçois Benoît Kandel, ex-Les Républicains (LR) soutenu par Debout la France, la première à se révéler. Renaud Muselier, dont personne ne doute qu’il va revendiquer sa propre succession, occupe les médias mais n’est, pour l’instant, candidat qu’à la présidence de la fédération LR des Bouches-du-Rhône. Thierry Mariani, promis à porter la liste du Rassemblement national (RN), attend son heure. A gauche, l’union patine encore mais pourrait voir ses contours finaux se dessiner dès la semaine prochaine. Avec ou sans le pôle écologiste, formé autour d’EELV et de son candidat Jean-Laurent Félizia.

« Je ne la connais pas. Mais bon… pourquoi pas ? »

La coalition présidentielle, elle, a été plus rapide. Les états-majors nationaux et les chefs de file régionaux des quatre organisations – Agir, Territoires de progrès, MoDem et La République en marche (LRM) – ont validé à l’unanimité le profil de Sophie Cluzel. Mère de quatre enfants, ancienne chef d’entreprise et présidente d’association, soixante ans depuis janvier, non encartée et novice en élections. Au soleil du matin devant les Halles, le choix semble plaire à la petite délégation de militants et d’élus venue l’accueillir. « Une candidate issue de la société civile, cela donne une image plus ouverte de LRM », se félicite Denis Brun, représentant local d’En commun, le mouvement de la ministre de l’écologie, Barbara Pompili. « On la trouve pertinente. Elle a le talent de fédérer, s’enthousiasme Frédéric Tacchino, candidat marcheur, en 2020, à la mairie d’Avignon. Mais le défi sera difficile. » Il y a un an pile, il se souvient n’avoir réuni que 6,63 % des voix sous l’étiquette LRM.

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