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Emmanuel Macron cherche à dessiner sa dernière année de mandat

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Cette fois, ça y est. Au terme de quatorze mois de pandémie qui ont fait plus de 100 000 victimes dans le pays, la France s’apprête à renouer avec la « vie d’avant ». Réouverture des commerces, des cinémas, des musées et des terrasses de bars et de restaurants, couvre-feu repoussé à 21 heures, montée en puissance de la vaccination : avec la deuxième phase du déconfinement qui débute mercredi 19 mai, l’Hexagone pourrait enfin tourner la page de la crise due au Covid-19. C’est du moins ce qu’espère Emmanuel Macron.

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Le calendrier progressif et volontariste de ce retour à la normale, annoncé il y a trois semaines malgré un nombre encore élevé de contaminations et des services hospitaliers débordés, en est la preuve. Plus que jamais, le chef de l’Etat veut montrer qu’il n’a rien perdu de son élan de transformation du pays. Il entend imposer un agenda qui lui permette d’achever son mandat autrement que comme le « président du Covid ». A un an du scrutin présidentiel, l’Elysée cherche ainsi une dernière mesure forte qui parlerait aux Français, en ligne avec ce qui fut sa marque de fabrique lors de l’élection présidentielle de 2017 : l’ambition réformatrice.

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« C’est la théorie du dernier kilomètre. L’immobilisme ne sera pas le mantra de cette dernière année, martèle l’entourage du chef de l’Etat. Ce ne sera pas une année molle. »

Alors que les oppositions se préparent en vue de 2022, le président sortant a déjà dessiné les prémices de ce dernier acte dans son entretien donné fin avril à la presse quotidienne régionale : « dès le début du mois de juin », il se dit décidé à « reprendre [s]on bâton de pèlerin et aller dans les territoires pour prendre le pouls du pays », tout en « invent[ant] un deuxième temps de la relance » qui passerait par une « simplification drastique et une accélération des investissements ». Une allusion directe à la grande marche qui précéda sa victoire en 2017, mais aussi au grand débat national instauré après la crise sociale des « gilets jaunes ». L’objectif pour Emmanuel Macron étant d’écouter mais aussi de tester des propositions.

« Une affaire d’équilibriste »

Au sortir d’une récession historique, et alors que l’ampleur de la reprise reste incertaine, le chef de l’Etat et son entourage réfléchissent, de sources concordantes, à un « paquet » de mesures économiques et sociales mêlant second plan de relance, et réformes d’ampleur. En tout état de cause, la dimension budgétaire ne doit pas être un frein, indique-t-on au sein de l’exécutif, n’en déplaise à Bercy. « La politique, c’est une affaire d’équilibriste », glisse-t-on.

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