International

émoi après la nomination d’un nouveau chef au service politique

0


Un nouveau directeur de la rédaction, un nouveau directeur délégué des programmes, un directeur du projet olympique… et un nouveau rédacteur en chef du service politique. A France Télévisions, Delphine Ernotte et son numéro 2, Stéphane Sitbon-Gomez, ont procédé, vendredi 12 mars après-midi, à une série de nominations proposées par Laurent Guimier, le directeur de l’information, et Diego Bunuel, le directeur des programmes. A la rédaction, c’est le changement à la tête du service politique qui suscite tous les commentaires.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi A France Télévisions, les rédacteurs en chef incités à parler davantage d’Europe

Une certaine ébullition y règne en effet depuis deux jours, lorsque les journalistes politiques ont appris le remplacement imminent de leur rédactrice en chef, Muriel Pleynet, par Cyril Graziani. Cet éditorialiste de la chaîne France Info avait fait part de sa future prise de fonction à certains membres du service avant même que sa prédécesseure ne soit informée de sa prochaine éviction. Mais au-delà « d’une méthode qui nous révolte », selon les termes d’un journaliste, le calendrier et le profil de l’heureux élu font aussi tiquer.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Delphine Ernotte met France Télévisions en ordre de bataille

« Changer de chef du service politique de France Télévisions un an avant une élection présidentielle est maladroit », poursuit le salarié. D’autant que Cyril Graziani est réputé être l’un des rares journalistes avec lequel Emmanuel Macron échange volontiers. « Il se vante lui-même de commenter The Voice avec le président, le samedi soir, par texto », assure un autre.

« Changer de chef du service politique de France Télévisions un an avant une élection présidentielle est maladroit », un journaliste

Arrivé de France Inter en septembre, le quadra est l’une des premières personnes que Laurent Guimier a fait venir à France Télévisions lorsqu’il a accédé à la tête de l’info du groupe, en juillet 2020. « Guimier et Graziani font partie du même package », grince un salarié, qui se désole d’un éventuel discrédit que cette supposée « Macron-compatibilité » pourrait jeter sur l’information politique du groupe. Contacté par Le Monde, M. Guimier balaie la polémique. « Qu’un journaliste ait ses entrées, se contente-t-il de noter à propos de M. Graziani, c’est une qualité, dès lors qu’elles sont multiples ».

« Procès d’intention

« Je pense que ces nominations relèvent plus d’une volonté de faire plaisir au pouvoir que d’une vraie envie de mettre les gens au pas, commente un membre de la rédaction. Les journalistes ne sont pas aux ordres ». « France Télévisions fait avant tout du zèle, appuie une autre. Si le soupçon qui va peser sur nous est manifeste, cela ne veut pas dire qu’il y aura des raisons de nous adresser des reproches ».

Il vous reste 46.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link

Nakodal

Le mouvement d’occupation des théâtres pour réclamer la réouverture des lieux culturels s’étend

Previous article

Ousmane Sonko ne lâche toujours pas Macky Sall et lui fixe 3 exigences

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *