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En cas de rejet de l’indépendance, la Nouvelle-Calédonie pourrait obtenir un nouveau statut

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Le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, se dit favorable à un « nouveau statut » pour la Nouvelle-Calédonie en cas de « non » au troisième référendum sur l’indépendance qui devrait se tenir d’ici à septembre 2022, dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche. « Le statu quo n’est pas possible, ni politiquement, ni juridiquement, ni même économiquement », assure le ministre, qui prévient que les conséquences d’une « indépendance sèche, sans préparation », seraient « désastreuses ».

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« Si, par trois fois, la Nouvelle-Calédonie confirmait son souhait de rester française, il conviendrait alors de lui donner un nouveau statut dans la République », a affirmé le ministre alors que les deux branches de la coalition indépendantiste du FLNKS sont en conflit pour désigner le président du gouvernement collégial.

Ces dissensions interviennent alors que les indépendantistes sont majoritaires au gouvernement pour la première fois depuis le début de l’accord de Nouméa (1998) et que la Nouvelle-Calédonie est confrontée à une crise économique et budgétaire, en partie due aux déboires de la filière nickel.

« L’horloge continue de tourner »

« L’Etat a engagé, en janvier, une grande consultation de la société civile » pour répondre aux « aspirations profondes des Calédoniennes et des Calédoniens », rappelle M. Lecornu, pour lequel « l’horloge continue de tourner et les prochains jours seront décisifs ».

L’indépendance, « personne ne la réclame », estime le ministre, selon lequel « les indépendantistes s’accordent à souhaiter un partenariat avec la France. Encore faudrait-il pouvoir en discuter. Ceux qui appellent à voter oui doivent expliquer leur vision de l’avenir à ceux qui appellent à voter non et, pour cela, revenir à la table des discussions », réclame le ministre.

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Les deux premiers référendums, le 4 novembre 2018 et le 4 octobre 2020, ont été gagnés par les partisans de la France, mais leur score s’est tassé en deux ans de 56,7 % à 53,3 %. L’explosif dossier de la reprise de l’usine métallurgique du groupe brésilien Vale est à l’origine de la chute du gouvernement le 2 février, provoquée par la démission en bloc des cinq « ministres » indépendantistes. Le FLNKS et les chefferies kanak s’opposent au rachat par un consortium comprenant le négociant en matières premières suisse Trafigura.

Le Monde avec AFP



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