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En France, le redémarrage de l’économie sera trop lent pour effacer les effets de la crise

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A Paris, le 5 janvier 2021.

Un an après le début de la crise, l’économie est convalescente, et la guérison s’annonce encore lointaine. Avec une prévision de croissance de 1 % pour le premier trimestre, le niveau d’activité du pays serait encore en recul de 4 % par rapport à la situation d’avant-Covid, selon les prévisions de l’Insee rendues publiques jeudi 11 mars. A fin juin, après un deuxième trimestre qui verra le PIB augmenter de 1 %, elle aurait regagné encore un peu de terrain, en recul de 3 % par rapport à l’avant-crise. « L’acquis de croissance » pour le premier semestre – c’est-à-dire le taux de croissance obtenu en fin d’année si la croissance est nulle sur le reste de l’année – serait alors de 5,5 % selon l’Insee. Soit un rythme identique à celui attendu pour la croissance mondiale (5,6 % en 2021 selon l’OCDE).

La situation économique au premier trimestre « se situe sur une ligne de crête, ou un entre-deux, avec des signes de lassitude et d’autres de résistance », a commenté Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l’Insee, rappelant que, depuis le déclenchement de l’épidémie, « on peut presque calquer la situation économique sur la situation sanitaire tellement les deux sont liées ».

Réduire les faillites

Cette corrélation transparaît clairement dans la santé relative des différents secteurs de l’économie. Si l’industrie a presque retrouvé un niveau normal d’activité, ce n’est pas le cas d’une grande partie des services en raison des mesures de restrictions − couvre-feu à 18 heures, fermeture des bars et restaurants, confinements localisés… Avec une situation encore détériorée par rapport à l’été 2020, ce sont ces services qui devraient peser sur l’emploi salarié en cette première moitié de 2021.

Cette amélioration « en trompe-l’œil » devrait se dissiper au premier trimestre, le chômage revenant à 8,5 % de la population active

Après une année atypique, le marché du travail devrait retrouver un fonctionnement plus proche de la normale. L’année 2020 s’est traduite par la perte de 323 000 emplois (dont 284 000 emplois salariés), un chiffre contenu par le chômage partiel, qui a permis d’éviter une explosion des licenciements, et par le soutien aux entreprises. Les prêts garantis par l’Etat ont ainsi permis de fortement réduire le nombre de faillites, en chute de 40 % sur un an, selon les données de la Banque de France, mercredi 10 mars.

Il en a résulté une baisse du chômage à 8 % de la population active à fin 2020. Mais cette amélioration « en trompe-l’œil » devrait se dissiper au premier trimestre, le chômage revenant à 8,5 % de la population active, soit 0,4 point au-dessus du niveau de fin 2019. L’Insee estime, en effet, que le caractère durable de la crise conduira « les entreprises à progressivement renoncer à retenir de la main-d’œuvre dans leurs effectifs, en abaissant notamment l’ampleur de leur recours au chômage partiel ».

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