Justice

en pleine polémique, Audrey Pulvar ciblée par Gérald Darmanin et Valérie Pécresse

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Audrey Pulvar, candidate des socialistes aux régionales en Ile-de-France, et le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin.

Dans une période politiquement plus calme, le propos serait sans doute passé inaperçu. Mais à un mois des élections régionales et départementales, et à moins d’un an de la présidentielle, les critiques d’Audrey Pulvar à l’égard de la manifestation des policiers devant l’Assemblée nationale, mercredi 19 mai, ont suscité en quelques jours une intense polémique, assortie de menaces croisées de plainte en diffamation. Une embûche supplémentaire dans la campagne de la tête de liste choisie par les socialistes pour les régionales en Ile-de-France.

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Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a ainsi annoncé, dimanche 23 mai, son intention de saisir la justice pour faire condamner l’ex-journaliste. Un geste exceptionnel de la part de celui qui est aussi le ministre responsable des élections. Les avocats d’Audrey Pulvar ont répliqué lundi en promettant à leur tour deux plaintes contre Gérald Darmanin, l’une pour « dénonciation calomnieuse » devant la Cour de justice de la République, l’autre pour « diffamation » devant les juridictions ordinaires. M. Darmanin « assigne au silence une candidate à une élection, ce que nous ne pouvons interpréter autrement que comme une grossière manœuvre d’intimidation », a dénoncé Me Patrick Klugman.

Tout est parti d’un entretien accordé samedi 22 mai par Audrey Pulvar. La candidate d’Ile-de-France en commun explique sur Franceinfo que, tout en défendant la police face à tous ceux qui l’attaquent, l’insultent, la prennent pour cible, elle a choisi de ne pas participer à la manifestation du 19 mai. A ses yeux, la colère des policiers est « légitime ». En revanche, une manifestation « soutenue par l’extrême droite, à laquelle participe un ministre de l’intérieur, qui marche sur l’Assemblée nationale pour faire pression sur les députés en train d’examiner un texte de loi concernant la justice, c’est une image qui pour moi était assez glaçante », déclare-t-elle.

« Taper du poing sur la table »

Cette phrase est immédiatement mise en exergue par Valérie Pécresse, la présidente (Libres !) du conseil régional et principale adversaire d’Audrey Pulvar dans la campagne en cours. « Audrey Pulvar trouve “glaçant” de manifester son soutien aux policiers mais n’a aucun mal à défiler aux côtés du comité Adama et de l’extrême gauche indigéniste pour dénoncer les violences policières », critique notamment Pierre Liscia, porte-parole de Valérie Pécresse, sur Twitter. Dimanche soir, Gérald Darmanin lui emboîte le pas, accuse Audrey Pulvar de « diffamer la police », et annonce le dépôt d’une plainte « au nom du ministère de l’intérieur ».

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