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Enquête pour « tentative de meurtre » après l’agression d’un photojournaliste à Reims

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Dans le quartier Croix-Rouge, où s’est produite l’agression, ici en 2015, à Reims (Marne).

Une enquête pour « tentative de meurtre » a été ouverte, samedi 27 février, après l’agression à Reims d’un photographe du quotidien régional L’Union, « grièvement blessé de manière volontaire », selon le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette. Arrivé inconscient au centre hospitalier universitaire samedi, avec un pronostic vital engagé, Christian Lantenois, la victime âgée de 65 ans, se trouvait, dimanche soir, dans un état « stabilisé, mais critique, extrêmement préoccupant », précise Carole Lardot, l’une des deux rédactrices en chef du journal.

Aucune interpellation n’avait eu lieu dimanche soir, et les circonstances de l’agression restaient imprécises. Elle s’est déroulée samedi en début d’après-midi à Croix-Rouge, quartier pauvre hérissé de tours dans le sud de Reims. Le photographe y a été retrouvé près de son véhicule, non loin de la médiathèque, « au sol » et saignant « au niveau des oreilles », a expliqué à l’Agence France-Presse le préfet de la Marne, Pierre N’Gahane, sans livrer davantage d’informations sur la nature et l’origine de la blessure. Au moment des faits, « les forces de l’ordre étaient sur place, a-t-il précisé, elles avaient identifié des mouvements de jeunes, dont certains portaient des battes de base-ball, et des renforts avaient été appelés ».

Une rédactrice de L’Union s’était rendue à Croix-Rouge pour vérifier l’information qui circulait alors d’un possible coup de feu, voire d’une rixe, dans le quartier. Christian Lantenois, qui travaille comme photographe pour le quotidien depuis les années 1980, avait décidé de l’accompagner. Alors que sa collègue – qui n’a pas subi d’agression – avait emprunté un véhicule banalisé, sans carnet de notes ni appareil photo par souci de discrétion, Christian Lantenois était, lui, au volant d’une voiture floquée du logo du journal car il devait enchaîner sur un autre reportage.

« C’est un quartier dans lequel nous nous rendons régulièrement, explique Carole Lardot. Il y a des bagarres, des règlements de compte, du trafic de stupéfiants, mais pas seulement : 25 000 personnes y vivent. Notre rôle de média de proximité est de suivre le quotidien de ces habitants, et d’en relater les épisodes. » « Le quartier reste un quartier sensible. Il y a un an, juste avant le confinement, il y a eu deux séries d’affrontements entre les jeunes de ce quartier et d’un autre quartier », a rappelé le préfet de la Marne, selon qui la police se trouvait sur place car elle redoutait un nouvel affrontement de ce type, dans un contexte marqué par plusieurs rixes, parfois mortelles, entre jeunes.

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Nakodal

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