Justice

Gérald Darmanin au tribunal de Paris pour être confronté à la plaignante qui l’accuse de viol

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Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, à Paris, le 15 septembre 2020.

Les investigations se poursuivent concernant le ministre de l’intérieur, visé par une information judiciaire pour viol. Gérald Darmanin est arrivé, vendredi 12 mars, en début d’après-midi, au tribunal judiciaire de Paris pour être confronté à Sophie Patterson-Spatz, la femme qui l’accuse de viol. C’est la première fois que M. Darmanin et Mme Patterson-Spatz sont confrontés dans cette affaire, débutée par une première plainte en 2017.

Lire aussi notre enquête sur ce dossier : Gérald Darmanin visé par une accusation de viol

Le ministre, placé à la mi-décembre sous le statut de témoin assisté dans ce dossier, est accusé par la plaignante de viol, harcèlement sexuel et d’abus de confiance. L’enquête sur les faits datant de 2009 est entre les mains d’une juge d’instruction, à la suite d’une longue bataille procédurale. La juge d’instruction a placé ce poids lourd du gouvernement le 14 décembre sous le statut de témoin assisté pour ces faits, un statut qui peut évoluer au cours de la procédure vers une mise en examen si la magistrate réunit des « indices graves ou concordants ».

Chantage et faveurs sexuelles

En mars 2009, la plaignante s’était adressée à l’élu, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP (ancêtre de LR), pour tenter de faire réviser une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants à l’égard d’un ancien compagnon.

Selon elle, M. Darmanin lui aurait fait miroiter son appui auprès de la chancellerie par une lettre, en échange de faveurs sexuelles qu’elle aurait acceptées, se sentant contrainte de « passer à la casserole », selon son expression devant les enquêteurs.

Lire la tribune : « Nous demandons une politique pénale ferme en matière de violences sexuelles »

Devant les policiers, en février 2018, M. Darmanin a confirmé avoir eu une relation sexuelle avec Mme Patterson-Spatz, mais, selon lui, librement consentie et à l’initiative de la plaignante : « Il n’y a eu aucune contrepartie. »

« Il faut quand même mesurer ce que c’est que d’être accusé à tort, de devoir expliquer à ses parents ce qu’il s’est passé, parce que, c’est vrai, j’ai eu une vie de jeune homme », avait expliqué M. Darmanin en juillet à La Voix du Nord.

M. Darmanin, dont la nomination au poste de ministre de l’intérieur avait été critiquée par des féministes, à cause notamment de cette affaire, a porté plainte pour dénonciation calomnieuse.

Lire aussi Les militantes féministes ulcérées par les nominations de Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti

Le Monde avec AFP



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