Justice

l’adolescent mis en examen évoque des « embrouilles » sur les réseaux sociaux

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« Je ne voulais pas qu’elle meure. » « C’est elle qui m’a sauté dessus. » « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. » A 14 ans, Alvin M. a été mis en examen, dimanche 16 mai, pour le meurtre de Marjorie G., 17 ans. La jeune fille avait été poignardée à mort vendredi, en plein après-midi, en bas de chez elle à Ivry-sur-Seine, une commune du Val-de-Marne aux portes de Paris.

Lors de sa garde à vue, le collégien interpellé le soir même a reconnu le coup fatal, tout en expliquant avoir « voulu [se] débattre ». Il a été placé en détention provisoire dimanche soir. A l’origine du drame : des « embrouilles » sur les réseaux sociaux avec la petite sœur de la victime, a-t-il raconté aux enquêteurs.

Selon les premières investigations, la petite sœur de Marjorie, âgée de 13 ans, avait reçu des menaces sur le réseau social Snapchat, envoyées par des filles de son âge, le 13 mai. Le lendemain, Marjorie découvre les messages et tente une forme de médiation, en emmenant sa cadette s’expliquer avec deux de ses « copines ». Les tensions retombent entre les collégiennes, et Alvin M. est désigné comme le responsable : il aurait « engrené » les deux filles, en racontant que la sœur de Marjorie « disait des choses sur elles », selon les premiers témoignages recueillis par les enquêteurs.

Rumeurs et chamailleries en ligne

Difficile de comprendre, à ce stade, les tenants et les aboutissants des rumeurs et chamailleries en ligne, entre les ados de la cité Pierre-et-Marie-Curie d’Ivry. Selon la famille de la victime, un « guet-apens » était en train de s’organiser sur les réseaux sociaux à l’encontre de la petite sœur de Marjorie, prévoyant de la retrouver pour la brutaliser à la sortie du collège le lundi suivant. D’autres jeunes témoins racontent qu’Alvin M. aurait lui-même créé un groupe Snapchat véhément à l’encontre de la sœur de Marjorie, le matin du drame. L’avocat du tueur présumé, Adrien Gabeaud, affirme quant à lui que son client n’aurait jamais été menaçant, mais aurait raconté sur Snapchat que deux filles se seraient fait un « smack », sans que ni l’une ni l’autre ne soit la sœur de la victime.

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Quoi qu’il en soit, rapporte une source proche de l’enquête, les deux sœurs auraient tenté de « raisonner » Alvin M., qui se serait montré « provoquant et rigolard ». Les choses auraient pu en rester là. Mais un peu plus tard dans l’après-midi, aux abords du stade de la cité, des insultes fusent. Marjorie est revenue avec son frère jumeau et son petit ami pour « mettre la pression » à Alvin M. Des coups sont échangés. Le petit ami sépare les deux camps et Alvin M. file se réfugier chez son père, qui habite à deux pas, en lançant : « Attendez-moi, j’arrive, on va voir. » Il redescend quelques minutes plus tard, un couteau de cuisine sous la veste.

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Nakodal

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