Justice

Le groupe d’extrême droite Génération identitaire dissous en conseil des ministres

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Le ministre de l’intérieur l’avait annoncé, c’est désormais effectif. Le conseil des ministres a prononcé la dissolution du groupe d’extrême droite Génération identitaire (GI), mercredi 3 mars, a annoncé Gérald Darmanin dans un tweet.

« Cette association et certains de ses militants doivent être regardés comme tenant un discours de haine incitant à la discrimination ou à la violence envers des individus en raison de leur origine, de leur race et de leur religion » et, « par sa forme et son organisation militaires », GI « peut être regardée comme présentant le caractère d’une milice privée », justifie M. Darmanin dans le décret de dissolution.

La procédure avait été lancée mi-février par le ministre avec l’envoi à l’association d’un argumentaire auquel GI avait jusqu’au 24 février pour répondre. Le décret de dissolution fait également état des « liens avec des groupuscules d’ultradroite dont [GI] reçoit un soutien logistique et qui défendent une idéologie appelant à la discrimination, à la violence ou à la haine au nom de théories racialistes ou suprémacistes ».

Il y est encore noté que l’association a reçu des dons de Brenton Tarrant, l’auteur de l’attentat de Christchurch (Nouvelle-Zélande) qui a fait 51 morts en mars 2019.

Lors de son audition, en avril 2019, par la commission d’enquête parlementaire sur les groupuscules d’extrême droite, Bruno Dalles, ancien directeur du Tracfin, organisme du ministère de l’économie chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, avait affirmé que Brenton Tarrant était « membre bienfaiteur » de GI.

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Occupation du toit d’une mosquée à Poitiers

Créé en 2012, Génération identitaire, dont le siège historique est installé à Lyon, revendique 2 800 adhérents mais le nombre de ses militants et sympathisants est plutôt estimé par les spécialistes à 800 tout au plus.

L’acte fondateur de GI fut l’occupation spectaculaire du toit d’une mosquée en construction à Poitiers en 2017 en scandant des slogans hostiles aux musulmans. Cinq militants du mouvement d’extrême droite ont été d’abord condamnés en 2017 mais relaxés en juin 2020 en appel pour ces faits, jugés prescrits.

La dissolution de ce groupe intervient alors que le ministère de l’intérieur a, ces derniers mois, déjà obtenu celle de trois asssociations proches de la mouvance islamiste (CCIF, BarakaCity et le collectif Cheikh Yassine), dans le sillage de l’assassinat de Samuel Paty en octobre 2020, et du groupe ultranationaliste turc les « Loups gris ».

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Le Monde avec AFP





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