Justice

Le rappeur Doc Gynéco condamné à cinq mois de prison avec sursis pour violences conjugales

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Doc Gynéco lors d’une séance photo en avril 2016.

Bruno Beausir, également connu sous son nom de rappeur Doc Gyneco, a été condamné, mardi 18 mai à Paris, à cinq mois d’emprisonnement avec sursis et à 2 000 euros d’amende pour violences conjugales, pour avoir insulté et donné de violentes gifles à son épouse au mois de mars. Une peine légèrement en deçà des réquisitions du parquet, qui avait demandé en fin de matinée six mois de prison avec sursis.

Le tribunal correctionnel a assorti ces cinq mois d’emprisonnement d’un sursis probatoire de trois ans, durée pendant laquelle l’artiste devra respecter plusieurs obligations, notamment celles de reçevoir des soins et de suivre un stage sur les violences conjugales, ainsi que les interdictions de paraître au domicile de son épouse et d’entrer en contact avec elle.

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Le tribunal a prononcé l’exécution provisoire de ces mesures, c’est-à-dire leur entrée en vigueur immédiate. En outre, Doc Gyneco a, été condamné à une amende de 2 000 euros, une peine qui n’avait pas été requise par le parquet.

A l’audience, l’artiste de 47 ans a reconnu avoir donné, le 10 mars à leur domicile parisien, quatre gifles violentes et insulté son épouse, avec laquelle il partage sa vie depuis vingt-cinq ans et a eu trois enfants. Les services de police avaient été alertés par une passante ayant entendu des cris par la fenêtre ouverte.

La victime présentait un œdème à l’œil gauche et plusieurs hématomes sur le visage. Transportée à l’hôpital, elle s’est vu prescrire dix-neuf jours d’ITT, dont quatorze jours pour une détresse psychologique.

« Violences habituelles » et « emprise »

Placé en garde à vue, Doc Gyneco avait, dans des déclarations évolutives, parlé d’un « coup de sang », une « première en vingt-cinq ans » de concubinage. Confronté aux témoignages de sa femme et de leurs deux filles, qui ont, elles, évoqué des « violences habituelles », ainsi qu’une « emprise » du père de famille sur son épouse, le prévenu avait fini par reconnaître des violences plus anciennes.

Mais devant le tribunal, seulement saisi des violences du 10 mars, il est revenu sur ses dernières déclarations : « C’était qu’une fois. (…) C’était un acte isolé, monsieur le président », a-t-il assuré à la barre, traits tirés et cheveux frisés grisonnants, après avoir demandé « pardon » à son épouse, qui a entamé une procédure de divorce.

Partie civile mais absente à l’audience, elle a expliqué dans un courrier lu par le président qu’elle avait toujours une trace d’hématome sur le visage, évoquant également sa peur de son mari et son incapacité à être près de lui. Elle n’a pas fait de demande de dommages et intérêts.

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Le Monde avec AFP



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