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le RN essaie de capter le ressentiment d’une partie de la population contre les éoliennes

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La présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen, en campagne à Berlancourt (Aisne), le 15 mai.

La bataille contre les éoliennes est insensiblement devenue un enjeu sérieux des élections régionales, particulièrement dans la moitié nord du pays, et le Rassemblement national (RN) y voit un levier puissant pour contester la gestion des majorités sortantes. « Le combat contre les éoliennes est un combat majeur, parce que les éoliennes sont une véritable catastrophe, visuelle, écologique, économique, a déclaré Marine Le Pen, le 15 mai, lors d’un déplacement dans l’Aisne. Ce sont des millions de Français qui demain seront en précarité énergétique, car tout ça va avoir évidemment un coût sur l’augmentation du prix de l’énergie. C’est évidemment un axe très important de notre campagne. »

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C’est aussi l’un de ceux de Xavier Bertrand, le président sortant (ex-Les Républicains, LR) des Hauts-de-France, qui a redit le 15 mars tout le mal qu’il pensait des éoliennes, ce « scandale national ». Il a dénoncé une « méthode de développement anarchique qui méprise les populations », « une filière qui est tout sauf nationale » et « un sabordage des paysages français ». Mais pour le RN, « il a beau jeu d’être contre les éoliennes, alors qu’il a voté le schéma qui en a couvert la région », proteste Jean-Philippe Tanguy, candidat dans la Somme de l’Avenir français, un petit parti rallié au RN. C’est en effet dans les Hauts-de-France que les éoliennes sont les plus nombreuses (plus de 500), suivis par le Grand-Est puis l’Occitanie. Et pendant le mandat de Xavier Bertrand, à son corps défendant dit-il, les implantations d’éoliennes se sont multipliées – leur nombre doit d’ailleurs tripler d’ici à 2050.

A l’entrée du village, les éoliennes en bleu blanc rouge, à Berlancourt (Aisne), le 15 mai.

« Mirage éolien »

La présidente du RN avait salué, le 10 mai sur Twitter, la publication du livre, quelques jours plus tôt, de Patrice Cahart, La Peste éolienne (Hugo Doc, 156 pages, 9,95 euros) : « La vérité s’impose mais le gouvernement refuse de la voir pour des raisons purement électoralistes. La Peste éolienne, voilà un titre clair ! », s’était exclamée Marine Le Pen. Patrice Cahart, qui a publié de nombreux livres sous le nom de Nicolas Saudray, est un inspecteur des finances mais c’est aussi un habitué de Radio Courtoisie, une fréquence d’extrême droite.

L’ancien directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage) de 1982 à 1985, Yves Bonnet, a, lui, rallié le 11 mai la liste de Nicolas Bay, tête de liste RN aux élections régionales en Normandie pour cette même raison. L’ancien député UDF de la Manche, aujourd’hui âgé de 85 ans, a fondé une petite association, Patrimoine et Progrès, qui entend vigoureusement combattre les éoliennes et « promouvoir le nucléaire civil ». « Seul Nicolas Bay peut mettre fin au mirage éolien qui menace notre indépendance énergétique, a assuré celui qui vit en pays de Caux. Hervé Morin [le président centriste de la région] et ses alliés macronistes détruisent nos paysages au nom d’une idéologie. Il est temps que cela cesse. »

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Nakodal

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