Justice

Marine Le Pen ne « craint pas le pouvoir »

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Marine le Pen, le 9 mars à Paris.

« Je ne crains pas le pouvoir. Je ne recule pas devant l’obstacle. » Sur BFM-TV, jeudi 11 mars, Marine Le Pen s’est positionnée comme une candidate sérieuse pour la présidentielle de 2022, divulguant notamment sa vision de la fonction et une partie de sa future équipe gouvernementale.

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La présidente du Rassemblement national (RN) a précisé qu’elle « n’envisageait pas le pouvoir comme l’envisage Emmanuel Macron » et qu’elle comptait « écouter et surtout donner la parole aux Français ».

« Les Français ont tout essayé dans les 30 dernières années, la droite et la gauche, ils n’ont pas vu beaucoup de différences. Je viens leur proposer d’être en même temps le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche, et je leur dis : regardez ce qu’ont fait nos maires, et ne croyez pas ces procès en sorcellerie qui commencent à dater. »

Une nomination de Marion Maréchal pas exclue

Lors de cet entretien, elle a présenté les contours de son éventuel futur gouvernement. « Je souhaite un gouvernement d’union nationale. Parce que c’est ce qui permettra de présenter aux Français l’unité nécessaire autour d’un projet politique », a déclaré Marine Le Pen.

La dirigeante d’extrême droite a cité comme éventuel ministre de la justice le député européen Jean-Paul Garraud, ancien député UMP (Union pour un mouvement populaire) et actuel candidat du RN pour les régionales en Occitanie, et comme éventuel ministre de l’environnement le député européen Hervé Juvin, ancien conseiller de Raymond Barre, et chantre d’une écologie civilisationnelle, protectionniste et identitaire, candidat du RN dans les Pays-de-Loire.

Marine Le Pen n’a pas donné de nom pour le poste de premier ministre, ni pour celui de ministre de l’économie mais a assuré que « ce ne sont pas les noms qui manquent pour ce ministère ».

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Interrogée sur l’éventuelle nomination dans ce gouvernement de sa nièce et ancienne députée Marion Maréchal, qui avait critiqué la stratégie de sa tante en septembre, Marine Le Pen a répondu « pourquoi pas ». « Marion est une jeune femme brillante, qui a été députée, qui est maintenant dans la société civile. Si elle souhaite revenir faire de la politique demain, si elle souhaite représenter la société civile, pourquoi pas », a affirmé la candidate à l’Elysée.

Une « dédiabolisation » de son parti

Marine Le Pen a déclaré que, si elle était élue, sa première décision politique serait probablement d’« organiser un référendum sur l’immigration ». Elle a d’ailleurs profité de cette interview pour réfuter l’accusation de « xénophobie » et assuré qu’elle n’avait « pas peur des étrangers » et « aucune haine » envers eux.

« Je considère juste que [l’immigration] est néfaste pour mon pays. Je vois juste les effets négatifs d’une immigration clandestine, qui pèse sur nos finances publiques, qui est un des éléments de l’aggravation de l’insécurité dans notre pays, qui génère des troubles à l’ordre public, qu’on doit prendre en charge », a-t-elle ajouté.

« On retrouve chez un certain nombre de militants ou d’électeurs d’extrême gauche ce sentiment que lutter contre une immigration dérégulée, maîtriser les frontières, c’est un acte de xénophobie. Je conteste formellement cette accusation », a déclaré Marine Le Pen, qui revendique une « dédiabolisation » de son parti des accusations d’antisémitisme et de racisme depuis son arrivée à sa tête en 2011.

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« Quand vous voyez que je suis arrivée en tête, y compris aux européennes, en Outre-mer, vous vous rendez compte que ces accusations de xénophobie n’ont aucun sens », a fait valoir la députée du Pas-de-Calais. « Les Français prennent conscience qu’on peut très bien vouloir maîtriser l’immigration sans avoir de sentiment négatif à l’égard de quiconque. »

Le Monde avec AFP



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