International

Nice et Dunkerque confinées, des députés demandent la réouverture des restaurants

0


Couvre-feu à 18 heures la semaine et confinement le week-end : pour freiner l’épidémie de Covid-19, Nice et Dunkerque ont inauguré samedi 27 février de nouvelles restrictions, avec sorties réduites au strict minimum les samedis et dimanches.

Comme lors des deux confinements nationaux (du 17 mars au 11 mai, puis du 30 octobre au 15 décembre 2020), les sorties doivent être accompagnées d’une attestation dûment remplie. A Nice, l’emblématique promenade des Anglais et l’avenue commerçante Jean-Médecin, quasi désertes, donnaient samedi des allures de cité fantôme à la cinquième ville de France.

Des policiers interdisent l’accès à la plage depuis la promenade des Anglais, à Nice, le 27 février.

La situation est par ailleurs scrutée de près dans d’autres grandes villes et départements. Le premier ministre, Jean Castex, a d’ailleurs demandé aux préfets des 20 départements où l’épidémie de Covid-19 menace de flamber de renforcer les contrôles des mesures en vigueur, dont les couvre-feux, en rappelant que l’objectif est de « tout faire pour éviter un confinement national ».

  • Le couvre-feu « fonctionne très bien »

Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, se satisfait des mesures actuelles, sans exclure pour autant « des mesures plus strictes » au niveau national en cas d’aggravation de l’épidémie de Covid, dans un entretien au Journal du dimanche.

« La situation est évidemment très tendue » mais « le gouvernement a pris des mesures de freinage fortes, en particulier avec le couvre-feu. Ce dernier fonctionne très bien », a jugé le responsable dans Le JDD. Quant au confinement local le week-end, inauguré samedi dans la région de Nice et autour de Dunkerque, « nous allons étudier ce que donne [cette mesure] mais nous savons, au vu de l’exemple en Guyane, que cela fonctionne », a poursuivi le DGS, estimant que « ce sont des mesures difficiles mais [qui] ont un vrai impact ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « C’est hallucinant qu’un an après, on en soit toujours au même stade » : à Nice, le retour au confinement

Interrogé sur l’éventualité de mesures plus larges, Jérôme Salomon a estimé qu’outre des mesures possibles au niveau des départements, « des régions pourront aussi être concernées par des mesures plus strictes. Et si la situation s’aggrave vraiment, l’ensemble du territoire pourra être concerné ».

  • Des députés réclament la réouverture partielle des restaurants

Un restaurant fermé à Paris, le 5 janvier.

Une quarantaine de députés de tous bords politiques demandent au premier ministre d’étudier la réouverture des restaurants « au déjeuner, pour ceux qui en font la demande », à partir du 30 mars et « avec les procédures sanitaires adéquates », dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi La vie en « stand-by » des futurs cuisiniers, serveurs ou manageurs

« Alors que certains salariés peuvent déjeuner dans leurs restaurants d’entreprise, d’autres sont contraints de se restaurer dehors ou dans leurs bureaux : ces lieux ne sont pas adaptés et ne permettent pas à chaque salarié de prendre une pause convenable, d’avoir une coupure raisonnable dans leur journée de travail », argumentent les parlementaires, le député MoDem Richard Ramos en tête. Les 42 députés estiment également que « la quasi-totalité des professionnels du secteur ont toujours respecté les consignes sanitaires et mis en place des procédures strictes » depuis le début de la crise sanitaire.

Depuis le 30 octobre, bars, cafés et restaurants sont fermés en France, seule une activité résiduelle de vente à emporter leur est permise.

  • Toulouse : les quais de la Garonne fermés au public ce dimanche

Inquiètes des rassemblements sans distanciation ni masque, les autorités préfectorales ont décidé de fermer les quais de la Garonne à Toulouse dimanche 28 février et le week-end prochain, alors que le taux d’incidence du Covid-19 dépasse désormais le seuil d’alerte maximale dans la Ville rose, où il est de 259 pour 100 000 habitants.

« Avec le retour des beaux jours, les Toulousains sortent sur les bords de la Garonne. En soi, ce n’est pas un problème. Sauf que l’on voit que les Toulousains s’agglutinent les uns à côté des autres et surtout en ne respectant pas les gestes barrières, en s’exonérant du port du masque », a expliqué samedi le maire Les Républicains de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, au micro de Franceinfo.

Notre sélection d’articles sur le Covid-19

Le Monde



Source link

Nakodal

Affaire Sonko – Adji Sarr / Médiation : Le collectif des religieux entre en jeu

Previous article

A Montreuil, des travailleurs sans papiers laissés pour compte après la fermeture du foyer Bara

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *