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Nouvelles frictions entre Anne Hidalgo et ses alliés écologistes à Paris

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Anne Hidalgo et plusieurs membres de son équipe à la Mairie de Paris, le 1er mars 2021.

Mercredi 10 mars, l’écologiste Alice Coffin prend soudain le micro et rompt la série des hommages émus à Claude Goasguen, l’ancien maire (Les Républicains) du 16arrondissement, mort du Covid-19 en mai 2020. « Nous allons voter contre l’attribution de son nom à une place de Paris », annonce-t-elle, en évoquant plusieurs comportements et propos de l’ancien élu relevant, selon elle, du racisme, du sexisme et de l’homophobie. « Il a pourri la vie des homosexuels », affirme cette militante lesbienne. Si cette dénomination souhaitée tant par Anne Hidalgo que par la droite était adoptée, cela situerait le conseil de Paris « du côté de ceux qui trouvent que les trans, les gays, les lesbiennes, les musulmans, les pauvres, les femmes sont quantité négligeable », plaide-t-elle.

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Tollé dans l’hémicycle parisien. « En vous écoutant cracher sur la mémoire de Claude Goasguen, il me revient en mémoire ce vers de René Char : “Il existe une sorte d’homme toujours en avance sur ses excréments” », lâche le maire (Les Républicains) du 16e, Francis Szpiner. « Vous traitez les élus écologistes de merdes, c’est ça ? », réplique Fatoumata Koné, la présidente du groupe des Verts au conseil de Paris. L’adjoint socialiste Patrick Bloche, qui préside la séance, tente de calmer le jeu. Il ne peut éviter un vote public, nominatif. Résultat : 82 voix pour la place Claude-Goasguen, dont celles de la droite et d’Anne Hidalgo, 34 contre, plusieurs élus Génération.s et PCF ayant rejoint les écologistes. Le projet est adopté.

Divergences notables

Je t’aime, moi non plus. Entre la maire socialiste de Paris et ses alliés écologistes, les relations restent décidément tendues. Le conseil municipal en a fourni mercredi deux nouvelles illustrations, à propos de Claude Goasguen et de la technologie 5G. Dans les deux cas, Anne Hidalgo s’est retrouvée en opposition frontale avec les Verts, pourtant membres clés de sa majorité. Et c’est à chaque fois grâce à la droite qui lui est d’habitude hostile que la maire a fait passer ses projets.

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Après les tensions de 2020 au sujet de l’ancien adjoint Christophe Girard puis d’un hommage à Samuel Paty, Anne Hidalgo et ses alliés s’étaient promis d’organiser des réunions régulières pour éviter les frictions publiques. Chacun semblait y avoir intérêt. Les socialistes ne disposent que de 54 sièges sur 183 au Conseil de Paris, et ont donc besoin des communistes comme des écologistes pour atteindre la majorité. Symétriquement, les Verts n’ont de postes d’adjoints et de poids dans les décisions que parce qu’ils soutiennent globalement la maire socialiste.

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Nakodal

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