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Plus de 30 mille charrettes recensées à Touba et Mbacké : Les conducteurs hippomobiles à l’école de la sécurité routière

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Les conducteurs hippomobiles des communes de Touba et de Mbacké ont bénéficié d’une formation sur les règles et procédures d’aptitude à la conduite du véhicule hippomobile. En effet, l’Organisation non gouvernementale, (Ong) Partners west Africa Sénégal, a organisé lequel atelier pour lutter contre l’insécurité routière.

Inquiète de l’insécurité routière qui sévit à Touba-Mbacké, l’Ong Partner west Africa Sénégal a offert une session de formation de deux jours aux formateurs des charretiers desdites localités. Laquelle initiative vise à réduire les accidents de circulation de 50%, selon le Professeur Adjaratou Wakha Aïdara Ndiaye, directrice exécutive de l’Ong Patners West Africa Sénégal.
A en croire Mme Ndiaye, à Touba-Mbacké, le recensement a montré qu’il y a plus de 30 mille charrettes dont les 12 mille avec des ânes et les 18 mille des chevaux. «Nous avons opté pour une formation de formateurs à cause de la pandémie à coronavirus. Nous avons choisi les leaders du secteur à Touba et à Mbacké. Nous avons une approche inclusive et participative avec l’implication des forces de défense et de sécurité. Ces 25 formateurs, qui bénéficieront de cette formation durant ces deux jours, auront le devoir d’informer et partager leurs acquis», a-t-elle détaillé. En ce sens, Madame Ndiaye a tenu à rappeler que le plan de sécurité routière de l’Etat du Sénégal était de 35%. Il faut dire, pour elle, que le secteur hippomobile est culturellement accepté. Et, pour atteindre les objectifs fixés, dit Mme Ndiaye, il faut mettre l’accent sur le comportement humain car des chiffres ont montré que 90% des accidents sont liés aux comportements hu­mains.
Pr Adjaratou Wakha Aïdara Ndiaye a également rappelé que durant la première décennie d’actions dudit programme, ils avaient mis l’accent sur les infrastructures et les véhicules. «Le secteur hippomobile est le parent pauvre du secteur de la sécurité routière au Sénégal», a-t-elle regretté. Pour le professeur Aïdara Ndiaye, ledit secteur gagne du terrain dans les villes et il n’est ni organisé ni accompagné. «Les accidents de la route font plus de victimes que le paludisme, le Covid-19, le Sida ou toute autre maladie», a-t-elle souligné.
Cet atelier de formation est apprécié à sa juste valeur par le président du regroupement des charretiers dans la commune de Touba. Ousmane Sall est ainsi d’avis que ce renforcement de capacités est venu à son heure, car cela permettra au 72 garages de charrettes dont les 60 à Touba de se mettre aux normes. «Nous nous réjouissons de cette initiative parce que c’est une première dans la zone et cela nous permettra de lutter contre l’insécurité routière. Notre secteur a beaucoup d’insécurité par manque de formation. Par exemple les charretiers font les 50 % du transport urbain et économiquement c’est plus accessible. Nous méritons d’être accompagnés», a-t-il dit.
Abordant la question relative aux conducteurs hippomobiles qui sont des mineurs, M. Sall a fait savoir qu’ils sont en train de lutter pour que les moins de 18 ans ne conduisent plus les charrettes. C’est leur combat principal mais ils sont incompétents face à cette situation, fait-il remarquer.



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