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Plusieurs théâtres occupés pour demander la réouverture des lieux culturels

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Mardi 9 mars, des étudiants d’art dramatique sont entrés au Théâtre de la Colline, à Paris, pour réclamer la réouverture des lieux culturels.

Le mouvement d’occupation des théâtres pour réclamer la réouverture des lieux culturels, fermés depuis la fin d’octobre pour cause de pandémie de Covid-19, commence à prendre de l’ampleur, avec une mobilisation dans trois théâtres nationaux.

Jeudi 4 mars a commencé l’occupation du Théâtre de l’Odéon à Paris, un mouvement qui se poursuit et a été suivi, mardi 9 mars, par une mobilisation au Théâtre de la Colline, dans l’Est parisien, et au Théâtre national de Strasbourg (TNS). Il s’agit de trois des quatre théâtres nationaux (hors opéra et danse), le quatrième étant la Comédie-Française.

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« Pour nous, il s’agit d’un mouvement national. On a des retours des syndicats en région et ça commence à bouger, ils s’organisent », a affirmé Karine Huet, secrétaire générale adjointe du SNAM-CGT (Union nationale des syndicats d’artistes musiciens de France), qui fait partie des quelque 50 personnes qui se trouvaient à l’intérieur de l’Odéon mardi soir. Le mouvement a reçu le soutien du député LFI François Ruffin.

La ministre de la culture, Roselyne Bachelot, s’était rendue samedi à l’Odéon et a promis de poursuivre les échanges, mais, mardi, la CGT-Spectacle a affirmé qu’elle poursuivait le mouvement. « Occupons ! Occupons ! Occupons », a-t-elle appelé dans un communiqué où elle précise que cette mobilisation s’inscrit « dans le sillage de l’occupation des ronds-points », en référence au mouvement des « gilets jaunes ».

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« Une réponse concrète de l’Etat »

Dans le même temps, quelques dizaines d’étudiants d’art dramatique sont entrés au Théâtre de la Colline, à Paris, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Ouverture essentielle », « Vie sans culture, droit dans le mur », « Bachelot si t’ouvres pas, on vient jouer chez toi ».

Mardi 9 mars, des étudiants d’art dramatique sont entrés au Théâtre de la Colline, à Paris, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Ouverture essentielle ».

Selon une source interne au théâtre, il s’agit d’étudiants du Conservatoire national supérieur d’art dramatique (CNSAD), de l’Ecole supérieure d’art dramatique (Esad) et de l’Ecole du studio-théâtre d’Asnières, un conservatoire à rayonnement régional de Paris. Se sont également associés au mouvement 51 élèves en scénographie-costumes, jeu, mise en scène, dramaturgie et régie-création, qui ont décidé de s’installer 24 heures sur 24 dans les locaux du Théâtre national de Strasbourg, « jusqu’à une réponse concrète de l’Etat ».

Il s’agit, pour eux, d’un « acte de mobilisation [qui] a pour objectif d’interpeller les pouvoirs publics sur la gravité de nos situations et d’améliorer les droits des intermittent·e·s touché·e·s par la crise sanitaire », affirment-ils dans un communiqué, appelant « les écoles nationales supérieures d’art dramatique de France et conservatoires à se joindre » au mouvement.

En plus de la réouverture des lieux culturels dans le respect des consignes sanitaires, les manifestants réclament, entre autres, une prolongation de l’année blanche pour les intermittents, son élargissement à tous les travailleurs précaires et saisonniers ainsi que des mesures d’urgence face à la précarité financière et psychologique des étudiants.

Dans le même esprit, une trentaine d’intermittents du spectacle ont passé la nuit de lundi à mardi dans un théâtre de Pau, selon les manifestants et la mairie.

Lire le récit : Roselyne Bachelot « à l’écoute » d’une culture en mal d’ouverture

Le Monde avec AFP



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