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Pour l’OCDE, la reprise économique mondiale passe par une accélération de la vaccination contre le Covid-19

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La vitrine d’un magasin à Gibraltar, le 4 mars.

La reprise économique mondiale repose en grande partie sur l’efficacité des campagnes de vaccination menées à l’échelle planétaire. C’est l’un des principaux constats dressés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui publie mardi 9 mars ses prévisions de croissance. Celle-ci devrait atteindre 5,6 % dans le monde en 2021 (contre 4,2 % prévus en décembre 2020) avant de légèrement se tasser à 4 % en 2022. Une révision à la hausse que l’OCDE attribue à un rebond de l’activité plus fort que prévu au second semestre 2020, à la sortie de plusieurs vaccins contre le Covid-19 et aux plans de relance massifs et ciblés mis en place par de nombreux Etats, particulièrement des Etats-Unis.

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L’Organisation, dont le siège est à Paris, note que l’impact économique des restrictions sanitaires est bien plus limité qu’il y a un an, grâce à des mesures de soutien mieux ciblées et à une meilleure adaptation des consommateurs et des entreprises. Elle relève ses prévisions de croissance pour 2021 pour la Turquie (5,9 % contre 2,9 % prévus en décembre), les Etats-Unis (6,5 % contre 3,2 %) ou encore l’Inde (12,6 % contre 7,9 %), mais les réduit pour quelques pays, dont la France (5,9 % contre 6 %) ou la Chine (7,8 % contre 8 %).

La sortie de crise se fera donc en ordre dispersé selon les pays et les secteurs. Les Etats-Unis devraient retrouver leur niveau de PIB d’avant la pandémie au premier semestre 2021, suivis par le Japon à la fin de l’année. La zone euro ne devrait y parvenir que vers le milieu de l’année 2022.

Augmenter la production de doses

Si la production industrielle est revenue à son niveau d’avant la crise dans les pays de l’OCDE, le secteur des services continue de souffrir des mesures de confinement ou de restriction sanitaire. Or les secteurs des loisirs, de l’hôtellerie, du commerce de gros ou de la distribution regroupent entre 20 et 30 % des emplois dans la plupart des économies. Le coût social de la crise est donc loin d’être résorbé. Les 37 pays membres de l’OCDE comptent 10 millions de chômeurs en plus en un an et, dans les pays riches, le nombre d’heures travaillées est en diminution de 5 %. Les plus touchés sont les femmes, les jeunes et les employés à bas revenu.

L’institution s’inquiète de la lenteur de la mise en place du plan de relance européen de 750 milliards d’euros, dont les premiers versements n’ont toujours pas eu lieu

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