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Renault met en vente la fonderie de Bretagne, les salariés « ne se laisseront pas faire »

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Maël Le Goff (à gauche), délégué CGT, le 29 mai 2020, devant le site Renault de Caudan.

Voilà près d’un an que les 350 salariés de la fonderie de Bretagne à Caudan (Morbihan) redoutaient la nouvelle. Jeudi 11 mars, dans le cadre de son plan d’économies, Renault a annoncé la mise en vente du site de production de pièces automobiles.

Une décision unanimement désapprouvée par les salariés en assemblée générale vendredi. « C’est une poudrière ici, prévient Maël Le Goff, délégué CGT. On ne se laissera pas faire, on repart au combat ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les fonderies françaises dans la tourmente

Le ciel s’est obscurci le 20 mai 2020 pour la fonderie bretonne : ce jour-là, des éléments du plan d’économies que Renault s’apprête à officialiser pour faire face à une crise majeure fuitent dans Le Canard Enchaîné. L’usine de Caudan figure parmi les quatre sites français menacés de fermeture. L’article fait sur place l’effet d’une bombe, alors que Renault vient d’obtenir un prêt garanti par l’Etat de cinq milliards d’euros.

Les salariés décident d’occuper
le site jour et nuit tandis que les élus locaux montent au créneau

Les salariés décident d’occuper le site jour et nuit tandis que les élus locaux montent au créneau. Selon Le Canard Enchaîné, le ministre Jean-Yves Le Drian, ancien maire et député de Lorient, serait allé jusqu’à menacer de quitter le Quai d’Orsay pour que Renault recule.

Le 29 mai, soulagement. La marque au losange détaille son plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans (un milliard d’économies supplémentaire a été annoncé en janvier 2021). Il prévoit 4 600 suppressions d’emplois en France mais pas la fermeture du site breton, pour qui est lancée une « revue stratégique » confié au cabinet Advancy : une série de réunions avec partenaires sociaux et élus locaux jusqu’en février 2021 doivent permettre d’analyser la situation du site breton.

« Un repreneur ? Mais qui ?  »

Mais deux jours plus tard, le président de Renault, Jean-Dominique Senard, en déflore l’épilogue, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI : « Clairement je pense que cette entreprise n’a pas vocation à rester dans le groupe Renault ».

Jeudi 11 mars, Renault a brièvement fait part dans un communiqué des conclusions de la revue stratégique : « Le site doit diversifier ses activités et poursuivre la réduction de ses coûts de production ». Et annoncé faire le choix de chercher un repreneur « plus à même de pérenniser les activités et les emplois et d’adapter l’outil industriel aux évolutions du secteur ».

« Un repreneur ? Mais qui ? Liberty, qui ferme en ce moment la fonderie du Poitou ? Ça ne va pas se bousculer ! Et nous, on a déjà donné, on a vu nos conditions de travail dégringoler », rappelle Maël Le Goff. Renault avait déjà revendu la Fonderie de Bretagne en 1999 à Teksid-Fiat, avant de la reprendre en 2009.

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