Justice

six nouvelles mises en examen

0


L’enquête sur la bande criminelle corse du Petit Bar a permis « de mettre en évidence des manipulations d’espèces, de nombreux mouvements financiers internationaux ».

D’où vient tout cet argent ? Dans le volet financier de l’enquête sur la bande criminelle corse du Petit Bar, six nouvelles personnes ont été mises en examen à Marseille, dont trois pour des opérations de blanchiment « via des virements bancaires en Chine », a annoncé le parquet, mercredi 7 avril.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Corse : une avocate mise en examen dans l’affaire de blanchiment visant le Petit Bar

Mercredi 31 mars, 17 personnes avaient été arrêtées en Corse et sur le continent dans le cadre de cette enquête de la juridiction interrégionale spécialisée dans le crime organisé (JIRS) de Marseille. Entre vendredi et mardi, six d’entre elles ont été mises en examen pour « blanchiment aggravé » du fait de l’action en bande organisée, « blanchiment de fraude fiscale, blanchiment de trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de dix ans de prison » et « non-justification de ressources » pour l’une d’elles, a détaillé le parquet de Marseille. Des faits qui auraient été commis en France, mais aussi, « par lien d’indivisibilité », à Hongkong, Singapour, en Suisse, au Luxembourg et à Panama.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi La justice s’intéresse aux petites mains de la bande corse du « Petit Bar »

Philippe Porri écroué, son frère Pascal court toujours

Parmi les mis en examen, figurent « trois individus originaires d’Aubervilliers », en région parisienne, impliqués « dans des opérations de blanchiment par compensations via des virements bancaires en Chine », a souligné le parquet. Selon une source proche du dossier, Philippe Porri, le frère de Pascal Porri, considéré par la justice comme un des lieutenants de Jacques Santoni, chef présumé du Petit Bar, en fait partie. Il a été écroué, comme deux autres personnes. Les trois autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

Philippe Porri avait été arrêté et déjà mis en examen en octobre 2020 avec quatre personnes, dont Jacques Santoni, dans l’enquête sur la tentative d’assassinat de Guy Orsoni, fils de l’ancien leader nationaliste Alain Orsoni, considéré comme un membre présumé du banditisme corse rival du gang du Petit Bar. Il a également été condamné à deux ans de prison fin octobre 2020 pour son implication dans l’incendie d’un restaurant ajaccien.

Toujours en 2020 mais en septembre, dans le cadre de cette enquête pour blanchiment et d’une autre sur une tentative d’assassinat de Guy Orsoni, Pascal Porri, André Bacchiolelli et Mickaël Ettori, présentés par les autorités comme les « lieutenants » de Jacques Santoni, avaient échappé à un coup de filet policier et sont depuis toujours en fuite.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Il a des chaussures à 2 000, des montres à 40 000, une voiture à 200 000 » : en Corse, les apprentis nababs de la bande du Petit Bar

48 millions d’investissements offshore et immobiliers

L’enquête a permis « de mettre en évidence des manipulations d’espèces, de nombreux mouvements financiers internationaux ainsi que des investissements immobiliers suspects, le tout portant sur des sommes dépassant largement les revenus déclarés des mis en cause », avait rapporté, à la mi-janvier, la procureure de Marseille, Dominique Laurens, lors d’une première série de mises en examen. Parmi elles figurent notamment Jacques Santoni, lourdement handicapé depuis 2003, plusieurs membres de son cercle proche, une avocate et plusieurs entrepreneurs, dont l’ancien PDG de Corse-Matin Antony Perrino, dans ce dossier de blanchiment qui, selon des chiffres avancés par Le Monde, porterait sur un total de 48 millions d’investissements offshore et immobiliers. Le 15 février, l’un des mis en examen, Stéphane Raybier, s’était suicidé à la prison de Toulon.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Corse, interrogations après le suicide en prison d’un membre du Petit Bar

Le Monde avec AFP



Source link

Nakodal

Enquête pénale à Reims après deux messes traditionalistes sans respect du port du masque

Previous article

« Le nombre de Sénégalais que nous avons formé »

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

More in Justice