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Un adolescent de 14 ans entre la vie et la mort après une rixe dans le Val-de-Marne

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Deux rixes mortelles se sont produites dans le département voisin de l’Essonne les 22 et 23 février.

Un adolescent de 14 ans a été grièvement blessé au thorax à l’arme blanche après une rixe entre bandes de jeunes dans le Val-de-Marne. « Son pronostic vital est engagé », a appris l’Agence France-Presse (AFP), lundi 8 mars, de source policière.

Il a été hospitalisé au CHU Henri-Mondor à Créteil, tandis qu’un autre mineur de 16 ans, blessé pendant la même rixe, a été conduit à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, a précisé la police.

Cette rixe s’est produite vers 18 heures dans le centre-ville de Champigny-sur-Marne où au moins une quinzaine de jeunes, originaires de deux quartiers distincts, se sont affrontés, a détaillé le parquet de Créteil. Les deux blessés ont été transportés à l’hôpital « dans un état préoccupant », a précisé le parquet.

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« Quatre mineurs ont été placés en garde à vue » après l’affrontement qui s’est produit à Champigny-sur-Marne, à une douzaine de kilomètres à l’est de Paris, selon une source policière. L’enquête a été confiée à la sûreté territoriale du Val-de-Marne.

Des rixes de plus en plus fréquentes

Les deux blessés sont issus des deux quartiers rivaux des Boullereaux et des Mordacs, selon le maire de la ville de 77 000 habitants, Laurent Jeanne (Libres!), joint par l’Agence France-Presse (AFP). « Nous connaissons une recrudescence de ces phénomènes de bandes depuis au moins un an, je déplore qu’on n’arrive pas à les juguler et qu’à nouveau ces violences deviennent une banalité », a ajouté l’édile.

En juin, à Champigny-sur-Marne, deux jeunes avaient été blessés dans une rixe aux abords d’un collège. Une vingtaine d’adolescents de la ville et de La Queue-en-Brie s’étaient donné rendez-vous via les réseaux sociaux pour en découdre à coups de barres de fer et de bâtons.

Deux rixes mortelles se sont produites dans le département voisin de l’Essonne, les 22 et 23 février : deux adolescents de 14 ans avaient été tués en moins de vingt-quatre heures lors de violentes bagarres entre jeunes, dans deux villes distantes de 45 kilomètres, Saint-Chéron et Boussy-Saint-Antoine. Treize mineurs au total ont été mis en examen pour ces deux homicides.

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Le 26 février, un autre adolescent, de 15 ans, avait été tué par balle dans une maison de quartier à Bondy (Seine-Saint-Denis), à la suite d’un différend avec ses agresseurs, deux frères de 17 et 27 ans qui ont depuis été mis en examen et placés en détention provisoire.

Un plan de lutte contre les bandes prévu

Ces violences sont devenues un sujet politique. Sur Twitter, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (Libres!), a écrit que le maire de Champigny-sur-Marne allait créer « une police municipale armée ».

Jordan Bardella, numéro deux du Rassemblement national (RN), a de son côté réclamé sur Twitter un « tour de vis judiciaire », en affirmant que la cause principale des rixes était « la certitude de l’impunité » pour les mineurs impliqués.

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Le 1er mars, les ministres de l’intérieur, de la justice et de l’éducation s’étaient réunis pour décréter la mobilisation générale du gouvernement contre le phénomène des rixes entre jeunes. Un plan de lutte contre les bandes doit être adopté d’ici le 1er mai.

Le Monde avec AFP



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