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Un plan d’action pour contrer les risques psychosociaux des étudiants en santé

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« Tolérance zéro, engagement total » : les ministres de la santé et de l’enseignement supérieur, Olivier Véran et Frédérique Vidal, appellent à la mobilisation générale face à « la maltraitance et au harcèlement des étudiants en santé », à travers un plan d’action de prévention et de maîtrise des risques psychosociaux, rendu public mardi 25 mai. Le texte a été signé par l’ensemble des conférences des doyens d’études de santé, la conférence des présidents d’université et les associations représentatives des internes et des étudiantes des diverses filières.

Dénigrement, humiliation, violences, harcèlement moral et sexuel : plusieurs rapports ont mis en lumière des situations de maltraitance à l’encontre des étudiants, aussi bien dans les établissements de santé qu’à l’université ou dans les instituts de formation. En mars, l’Association des étudiants en médecine de France estimait que durant leur stage à l’hôpital, quatre étudiants en médecine sur dix ont reçu au moins une fois une remarque à caractère sexiste ou sexuel, près d’un tiers ont été victimes de harcèlement sexuel et 5 % d’une agression. Dans neuf cas sur dix, les actes de harcèlement ont été perpétrés par un supérieur hiérarchique, professeur des universités-praticien hospitalier, personnel médical, chef de service, mais aussi, dans une moindre mesure, internes et patients.

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Face à cette situation, en partie héritée de « l’esprit carabin », empreint de provocation et de paillardise et propre au monde médical, l’ensemble de la communauté universitaire et hospitalière doit « faire évoluer processus et outils, afin d’aller vers plus de protection, plus de bienveillance et plus de fermeté », affirment les ministres, qui plaident pour une formation de tous les encadrants des étudiants sur ces questions. « Nous demandons aux établissements de santé et universitaires de prendre des mesures conservatoires et de retirer les agréments de stage si nécessaire », a annoncé Olivier Véran.

« Epuisement professionnel »

Doyen de la faculté de médecine de Tours, Patrice Diot – qui préside la conférence des doyens – rapporte avoir d’ores et déjà interrompu un agrément « pas plus tard que la semaine dernière ». « Il faut répondre à l’urgence des étudiants en formation médicale mais avec la conférence des présidents d’université, cette stratégie a vocation à s’étendre aux formations paramédicales, et pourquoi pas aux autres composantes universitaires », ajoute-t-il.

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