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Xavier Bertrand émerge mais fait face à de nombreux défis

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Pour être le candidat soutenu par Les Républicains (LR), Xavier Bertrand doit d’abord s’imposer sur ses concurrents directs. De ce point de vue, les résultats de la première vague du panel électoral sont réconfortants pour lui. Si on analyse les intentions de vote, avec 16 %, M. Bertrand, creuse un écart de 5 points avec Valérie Pécresse et de 8 points avec Bruno Retailleau. Mieux encore, c’est lui qui rassemble le plus les sympathisants LR alors même qu’il inscrit sa candidature à l’extérieur de ce parti qu’il a quitté en 2017 : 70 % d’entre eux voteraient pour lui contre 58 % pour Mme Pécresse et 49 % pour M. Retailleau.

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Si on examine les traits d’image personnels, c’est également Xavier Bertrand qui apparaît le plus réformateur et, surtout, le plus présidentiable, nettement devant ses deux concurrents LR. Si on se penche enfin sur la crédibilité, il est le seul à faire jeu égal avec Emmanuel Macron : il y a autant de Français pour considérer qu’il ferait « mieux » que « moins bien » que le président de la République actuel – le solde est négatif (– 12) pour la présidente de la région Ile-de-France et très négatif (– 29) pour le président du groupe parlementaire LR du Sénat.

Un espace politique réduit

Pour aller au-delà de la candidature et être élu, l’enquête met, en revanche, en lumière au moins trois difficultés pour Xavier Bertrand. Première difficulté : le retard électoral. S’il est aujourd’hui le troisième homme, il demeure très loin des deux finalistes (à 9 points derrière le chef de l’Etat) et son score n’a pas progressé depuis sa déclaration de candidature le 24 mars. Deuxième difficulté : un socle sociologique étroit – une difficulté qui n’est pas nouvelle pour la droite mais qui s’accentue. Les scores du président de la région Hauts-de-France progressent, en effet, de manière linéaire en fonction de l’âge et des revenus. Il réalise ses meilleurs scores chez les plus de 60 ans et surtout chez les plus de 70 ans et auprès des Français qui gagnent plus de 3 500 euros, et même davantage encore chez ceux qui gagnent plus de 5 000 euros.

Troisième difficulté : un espace politique réduit. M. Bertrand ne réunit que 50 % des électeurs de François Fillon de 2017 – 30 % lui préférant Emmanuel Macron et 13 % Marine Le Pen. Surtout, lorsque l’on analyse le positionnement de Xavier Bertrand sur un axe gauche-droite, on voit qu’il est proche de celui du président de la République d’aujourd’hui (sur une échelle de 0 à 10, il se situe en moyenne à 6,8 contre 6,2 pour M. Macron), loin de la situation qui prévalait il y a quatre ans entre François Fillon et le Emmanuel Macron d’hier (8,3 contre 5,1).

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