Justice

A Hayange, une jeune femme tuée en pleine rue, son compagnon placé en garde à vue

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Une jeune femme de 22 ans a été tuée, dans la nuit du dimanche 23 mai au lundi 24 mai, à coups de couteau, en pleine rue à Hayange, en Moselle. Son compagnon, un homme de 23 ans de nationalité serbe, est soupçonné du meurtre. Il a été interpellé dans la journée de lundi.

« Le suspect a été interpellé par la police judiciaire à Hayange au cours de l’après-midi au domicile d’une autre personne », a déclaré le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri. L’arrestation s’est déroulée « sans incident », en présence d’enquêteurs de la police judiciaire de Metz et avec l’assistance d’agents de la brigade de recherche et d’intervention (BRI), a également précisé le commissaire Antoine Baudant. « Nous avions dix enquêteurs à plein temps, qui ont permis de récolter rapidement des éléments nous laissant supposer que le suspect pouvait se cacher à cet endroit », a-t-il expliqué.

Le suspect et le couple chez qui il a été interpellé, un homme et une femme d’une quarantaine d’années, ont été placés en garde à vue, respectivement pour « homicide sur conjoint » et « recel de malfaiteur ». Selon le maire de la ville, Fabien Engelmann (Rassemblement national), la victime a reçu cinq coups de couteau, en pleine rue, à proximité de son domicile. « Les pompiers ont été prévenus à 00 h 40, mais la victime était déjà en arrêt cardiaque quand ils sont arrivés sur place. Ils sont restés jusqu’à 3 heures du matin », a précisé l’élu.

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Le suspect détenu à domicile pour des délits routiers

« C’était une jeune femme très gentille, je la voyais très souvent. Mais lui, il était très violent. On avait dû appeler plusieurs fois la police parce qu’il lui tapait dessus, il faisait du trafic », a raconté une voisine à l’Agence France-Presse (AFP) sous le couvert de l’anonymat. « Quand elle était seule, elle était enjouée, souriante, mais quand il était là, elle était morose », a-t-elle observé.

Le suspect avait déjà fait l’objet d’une plainte pour menaces de la part de sa compagne. Il avait également été condamné à un an de prison pour des délits routiers. Incarcéré, il avait formulé une demande d’aménagement de peine, un dossier dans lequel figurait une attestation de sa compagne qui donnait son accord pour un retour au domicile, a précisé le parquet. D’abord refusé par le juge d’application des peines, cet aménagement avait été accordé en appel et l’homme avait été placé à la mi-mai en détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE). Il s’était défait de son bracelet électronique dans sa fuite. Le suspect et la victime sont les parents d’une petite fille née en 2017. L’enfant a fait l’objet d’un placement, a fait savoir le parquet.

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Un rassemblement aura lieu mercredi à 18 heures, à l’hôtel de ville d’Hayange, pour rendre hommage à la jeune femme. Selon le collectif Féminicides par compagnons ou ex, il s’agit du 43e féminicide recensé en 2021. En 2020, 90 féminicides ont été dénombrés par le ministère de l’intérieur, contre 146 l’année précédente.

Le Monde avec AFP



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