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Attirer davantage de filles, un défi pour les écoles de jeux vidéo

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A l'école CNAM-Enjmin (Ecole nationale du jeu et des médias interactifs numériques), à Angoulême (Charente), en 2005.

Chloé Giacomelli fait figure d’exception. En première année de licence informatique jeux vidéo à l’école CNAM-Enjmin à Angoulême, elle est la seule fille sur vingt-sept étudiants. Dans le studio indépendant où elle effectue son alternance, elles sont trois sur onze salariés. « C’est aberrant sur le principe, mais dans l’imaginaire, le jeu vidéo reste un univers masculin », estime l’étudiante. Passionnée par les jeux vidéo depuis l’enfance, Chloé a hésité longtemps entre un cursus plus artistique ou plus technique avant d’opter pour la programmation. Et n’a « aucun problème » à être entourée de garçons.

Les studios de jeu vidéo comptent aujourd’hui 14 % de femmes, selon le baromètre 2020 du jeu vidéo en France, édité par le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV). Signe que les choses sont en train d’évoluer, elles sont 26 % dans les écoles spécialisées. A y regarder de plus près, cependant, les situations varient en fonction des cursus et de leur fibre artistique ou technique. En game art, où il s’agit de dessiner les personnages et l’environnement du jeu, la parité est de mise, voire les filles sont plus nombreuses. En game design, où l’on conçoit les mécanismes du jeu, et en programmation, où l’on code toutes les fonctionnalités, le nombre de femmes chute drastiquement.

Des stéréotypes ancrés

Une orientation qui se joue bien avant l’entrée dans ces filières. « Quand on voit les candidats arriver aux journées portes ouvertes, on peut quasiment dire dans quel cursus ils veulent aller », relate Nicolas Becqueret, le directeur général d’e-artsup. Dans son école, à Paris, par exemple, le master creative gaming & coding (création et code) compte plus de trois quarts d’hommes, quand le bachelor game art comprend plus de trois quarts de femmes, tandis que le cursus technical artist (conception et suivi des processus artistiques) tend vers plus de mixité.

Après un premier cursus en graphisme, Carla Graffeo, jeune diplômée de l’ICAN, à Paris, se destinait plutôt à une filière artistique avant de découvrir le game design. « On connaît mal les différents métiers du jeu vidéo et l’étendue des compétences demandées. En game design, le niveau technique n’est pas si important. Il s’agit surtout de réfléchir aux mécanismes du jeu et à comment maintenir la motivation des joueurs. »

« Le milieu du jeu vidéo est très masculin avec des comportements toxiques, notamment dans les jeux en ligne. » Anne, étudiante en master jeux vidéo

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