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Dans une décision sans précédent, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques suspend les droits de la Syrie

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Les Etats membres de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ont voté mercredi 21 avril en faveur de la suspension des droits de la Syrie pour son utilisation présumée d’armes chimiques, une décision sans précédent dans l’histoire de cette instance.

Soutenue par des pays occidentaux comme la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, la motion visant à priver Damas de ses « droits et privilèges » a obtenu la majorité requise des deux tiers des votes. « A la lumière de ce résultat, le projet de résolution est adopté », a annoncé Jose Antonio Zabalgoitia Trejo, qui présidait la réunion des pays membres de l’OIAC basée à La Haye.

Au total, 87 pays ont voté en faveur de la motion ; 15, dont la Syrie, la Russie, la Chine et l’Iran, ont voté contre ; et 34 se sont abstenus. Sur les 193 Etats membres, 136 pays ont participé au vote.

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Plusieurs accusations

Le régime syrien est accusé d’avoir utilisé du sarin et du chlore lors de trois attaques en mars 2017 sur le village de Latamné, dans le nord du pays, tenu par des rebelles. Damas nie catégoriquement et affirme que ces attaques ont été mises en scène. La Syrie et son alliée, la Russie, ont accusé les puissances occidentales de mener, à travers l’OIAC, une campagne « politisée ».

La motion indique que l’OIAC « décide, après un examen minutieux, et sans préjudice aux obligations de la République arabe syrienne en vertu de la Convention [sur les armes chimiques] de suspendre les droits et privilèges » de la Syrie. Celle-ci sera désormais privée du droit de vote à la conférence annuelle des pays membres, ne sera plus éligible au conseil exécutif et ne pourra plus occuper aucun poste au sein de l’organisation.

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La Syrie se voit reprocher d’avoir laissé sans réponses des interrogations de l’OIAC après la publication l’année dernière d’une enquête de l’instance attestant que le régime syrien avait utilisé du sarin et du chlore à Latamné. Damas n’a ensuite pas respecté le délai de quatre-vingt-dix jours établi par l’OIAC pour déclarer les armes utilisées et révéler ses stocks restants.

La pression est montée d’un cran la semaine dernière après la publication d’un deuxième rapport de l’OIAC incriminant Damas, cette fois-ci pour une attaque au chlore dans la ville de Saraqueb en 2018.

Le Monde



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Nakodal

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