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de nouveau vainqueur en Coupe du monde, Mathieu Faivre est redevenu un géant

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Mathieu Faivre dans l’aire d’arrivée du géant de Bansko (Bulgarie), dimanche 28 février.

Dans une discipline de haute précision comme le ski alpin, un rien peut faire basculer une carrière dans le bon sens. Depuis 2016, la trajectoire de Mathieu Faivre penchait pourtant, lentement mais sûrement, du mauvais côté, loin de son niveau passé, quand le Français était alors le dauphin de la légende autrichienne Marcel Hirscher au classement du slalom géant.

Le champion du monde juniors en 2010 était alors éclipsé par un autre géant, son compatriote Alexis Pinturault. Encore début janvier, sur les pistes suisses d’Adelboden, il avait terminé 17e, loin derrière « Pintu », qui semblait alors intouchable avec une troisième victoire dans la discipline cette saison.

Et voilà que, alors qu’on ne l’attendait plus, le Niçois de 29 ans a surgi à toute vitesse entre les portes. D’abord avec un premier sacre mondial en slalom parallèle, le 16 février à Cortina d’Ampezzo (Italie), dans un nouveau format pas encore adopté par les skieurs. Puis, en enchaînant avec un sacre sur le géant le 19 février, une grande performance et une surprise alors que plusieurs favoris – dont Alexis Pinturault, meilleur temps de la première manche – partaient à la faute.

Lire aussi Mondiaux de ski alpin : Mathieu Faivre rafle encore de l’or en géant après son titre en parallèle

Sur la piste technique de Bansko (Bulgarie), Mathieu Faivre a confirmé qu’il n’était pas champion du monde par hasard. Il a confirmé les nouvelles attentes placées en lui, déjà avec une deuxième place lors du premier géant, samedi 27 février, et surtout une démonstration de force lors du second, dimanche. En tête de la première manche, le géantiste a assommé ses adversaires, avec une avance de 75 centièmes sur le Suisse Marco Odermatt, et plus d’une seconde sur Pinturault, troisième. Les deux skieurs qui l’accompagnent sur le podium sont les deux premiers au classement général de la Coupe du monde, et sur le géant.

Mathieu Faivre et Alexis Pinturault à l’issue de la course, à Bansko (Bulgarie), le 28 février.

« Est-ce que je suis sur un nuage ? Pas forcément »

Comment expliquer un tel déclic après trois saisons moyennes ? Mathieu Faivre dit avoir trouvé la bonne formule à l’entraînement à Reiteralm (Autriche), pendant la grande pause avant les Mondiaux. Depuis 2018, ses difficultés s’étaient accrues avec le changement de réglementation en géant, une réduction du diamètre des skis. « Après Adelboden, on s’est dit qu’on était peut-être passé à côté de quelque chose et on est reparti de zéro », racontait-il après son double sacre en Italie à Eurosport.

Skieur au style direct, tout comme son franc-parler, qui lui a parfois joué des tours, il a de nouveau réussi de bons virages à Bansko, pour résister à la pression de la deuxième manche en s’élançant en dernière position. Mathieu Faivre a livré une seconde manche sereine, sans jamais être déséquilibré. Le 12e temps de la seconde manche a suffi pour assurer sa victoire, la première en Coupe du monde depuis 2016. « Est-ce que je suis sur un nuage ? Pas forcément. Les choses ne sont pas arrivées d’un coup, à Cortina puis ici », a-t-il relativisé après la course.

S’il ne peut plus se glisser dans la course au titre de la spécialité, que domine toujours Alexis Pinturault, il lui reste encore deux géants en mars pour profiter de sa forme et conclure sa saison. A l’approche de la trentaine, le skieur d’Isola 2000 a mûri et s’offre une nouvelle jeunesse, enfin revenu sur les bonnes trajectoires.





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Nakodal

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