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Fabien Galthié ne se « reproche absolument rien » et aspire à tourner la page de « l’épisode Covid »

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Fabien Galthié et Raphaël Ibanez ont pris la parole pour la première fois depuis la victoire des Bleus en Irlande, le 14 février.

Après avoir frôlé le déraillement, avec la multiplication des cas de Covid-19 en son sein, l’équipe de France de rugby entend se remettre sur les bons rails. La recette du sélectionneur, Fabien Galthié, lui-même au coeur des remous provoqués par « l’épisode Covid », comme il l’a qualifié en prenant la parole, jeudi 11 mars, pour la première fois depuis près d’un mois ? « Basculer très vite sur le rugby ».

Deux jours avant le « Crunch » à Twickenham, où les Bleus vont tenter de s’imposer pour la première fois en compétition depuis 2005 face à l’équipe d’Angleterre, le sélectionneur français est resté droit dans ses bottes au srtir de sa première crise depuis sa prise de fonction, fin 2019.

« Comme je l’ai déjà dit, tous mes actes, toutes nos actions, ont été dans le respect total des règles sanitaires, a martelé Fabien Galthié après avoir annoncé l’équipe appelée à affronter l’Angleterre samedi (17 h 45, heure française). Nous avons respecté au mieux ce protocole sanitaire depuis le premier jour à Nice. Le protocole nous protège, mais le risque zéro n’existe pas. »

Les édouanés par le rapport d’enquête réclamé par le ministère des sports après que seize cas de Covid-19 (douze joueurs et quatre membres du staff, dont le sélectionneur) sont venus enrayer leurs bons débuts dans le Tournoi des six nations (deux victoires en autant de matchs), les Bleus n’ont pas souhaité épiloguer sur les questions sanitaires.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Rugby : dédouanés sur d’éventuels écarts, les Bleus vont instituer « une véritable bulle »

Comme révélé par le Monde, après consultation du rapport sanitaire mis en place par le Comité des six nations en amont du Tournoi pour lutter contre la pandémie liée au nouveau coronavirus, le XV de France n’a pas enfreint les règles. Ces dernières laissent suffisamment de place à l’interprétation pour que des sorties pour aller assister à un match (Fabien Galthié) ou dans les rues de Rome (certains joueurs) entrent dans le périmètre de « cette fameuse bulle, qui en réalité n’est pas une bulle mais un protocole », selon les mots de Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby (FFR).

Les « derniers ajustements » du protocole sanitaire

Mais « bulle » ou « protocole », la multiplication des cas au sein du XV de France – assortie aux trois autres clusters développés dans les équipes françaises de rugby à VII, de moins de vingt ans et féminine – a obligé la Fédération à revoir sa copie, sur incitation du ministère des sports.

« Maintenant, plus de sortie de l’hôtel. C’est ceinture et bretelles, on fait une véritable bulle », avait exposé Bernard Laporte le 5 mars au sortir d’un petit-déjeuner de travail avec la ministre déléguée aux sports, Roxana Maracinanu, et son ministre de tutelle, Jean-Michel Blanquer (ministre de l’éducation, de la jeunesse et des sports).

Jeudi, c’est le manageur des Bleus, Raphaël Ibanez, qui a exposé en préambule le « dispositif Covid actuel » et ses « derniers ajustements », dans lequel ses prérogatives ont augmenté : « je dois simplement m’assurer de la bonne connexion entre le secteur médical et le management ».

Si l’ancien capitaine du XV de France a rappelé « l’exigence dont nous devons faire preuve au regard du contexte sanitaire actuel », Fabien Galthié, s’est retranché derrière les conclusions du rapport interne de la Fédération, esquivant les questions sur son éventuelle responsabilité dans le cluster des Bleus.

« Je ne me reproche absolument rien dans cet épisode, tout a été fait dans le respect des règles. » En « comprenant et acceptant » que l’exposition de l’équipe de France, « très populaire », fasse de lui la cible des critiques.

« On a eu des réunions pour parler des conclusions qui ont été données : on a eu les mêmes, que ce soit les médias ou les joueurs », a précisé pour sa part l’arrière Brice Dulin. Uni dans la mêlée, le XV de France s’en tient au rapport d’enquête interne, et s’ils ont « reparlé, entre [eux] de l’épisode Covid et du rapport » à leur retour à Marcoussis (Essonne) dimanche, « les joueurs avaient envie de basculer, très vite, sur le rugby », a exprimé Fabien Galthié,

« Très peu de temps pour tergiverser »

Lui aussi. Le technicien lotois a souri, après un début de conférence de presse impassible, quand une première question a abordé le terrain, et l’affrontement à venir face au XV de la Rose. « On a eu très peu de temps pour tergiverser, nous sommes engagés à fond dans le projet », a-t-il rappelé.

Depuis son arrivée aux manettes des Bleus, fin 2019, le tandem Ibanez-Galthié a pavé une « flèche du temps » que le XV de France doit parcourir jusqu’à l’arrivée, à savoir une victoire à domicile lors de la Coupe du monde 2023.

Comme 2020, l’année 2021 ajoute des virages à cette ascension. « La flèche du temps a connu depuis le début de notre histoire pas mal d’événements. On a dû arrêter le Tournoi l’an dernier, on a fait l’Autumn Cup, une nouvelle compétition, et là, on a fait une pause qu’on appellera “l’épisode Covid”. On est habitué », a constaté le sélectionneur.

Fabien Galthié et Raphaël Ibanez aspirent à tourner la page de cet « épisode Covid ». En fin de conférence de presse, le manageur des Bleus s’est félicité de s’être rapproché « d’un point d’équilibre : au moins autant de questions sur le rugby que sur le Covid ». Les deux hommes gagent qu’une première victoire française sur le sol anglais dans le Tournoi depuis 2005 aiderait à inverser l’équilibre.

Avec Jalibert et Vakatawa à Twickenham

Rester dans les clous d’un éventuel Grand chelem, solder définitivement « l’épisode Covid » et enfoncer davantage une Angleterre mal en point : les objectifs sportifs ne manquent pas pour le XV de France, samedi 13 mars. Fabien Galthié a annoncé, jeudi, la composition de l’équipe appelée à affronter les Anglais à Twickenham, et procédé à quelques ajustements.

Sept des douze joueurs à avoir contracté le coronavirus seront titulaires. Le capitaine Charles Ollivon, Romain Taofifenua, Brice Dulin, Cyril Baille, Julien Marchand, Mohammed Haouas, et la « star » Antoine Dupont. Aux côtés du demi de mêlée toulousain, le staff français a privilégié la continuité, en alignant une nouvelle fois Matthieu Jalibert à l’ouverture, au détriment de Romain Ntamack, tout juste revenu de blessure.

En revanche, Virimi Vakatawa, lui aussi de retour de blessure (au genou), retrouve sa place au centre. Son remplaçant depuis le début du Tournoi, Arthur Vincent, jugé « contagieux jusqu’à dimanche » a révélé Midi-Olympique en début de semaine, n’a pas été convoqué. Pour pallier l’absence de dernière minute de Bernard Le Roux, inépuisable deuxième ligne et pilier de l’équipe, blessé lundi, Fabien Galthié a privilégié Romain Taofifenua.





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Nakodal

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