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face à une « lente marée qui monte » le gouvernement parie essentiellement sur la vaccination

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Une femme entre dans un camion de vaccination pour recevoir une dose de vaccin contre le Covid-19, à Stains (Seine-Saint-Denis), le 2 mars.

Il faudra attendre le printemps pour savoir si le pari s’avère gagnant. Le gouvernement continue de jouer contre la montre avec une stratégie de mesures territorialisées, dans l’attente des beaux jours et de la progression de la vaccination contre le Covid-19. Le premier ministre, Jean Castex, a annoncé, jeudi 4 mars, la mise en place du confinement le week-end, déjà appliqué dans l’agglomération dunkerquoise et sur le territoire niçois, uniquement dans un département supplémentaire, sur les vingt « sous surveillance renforcée » depuis une semaine : le Pas-de-Calais. Dans ce département, le taux d’incidence dépasse les 400 nouveaux cas pour 100 000 habitants par semaine.

Vaccins contre le Covid-19 : suivez la progression de la vaccination en France et dans le monde

Vingt-et-un autres départements sont placés sous surveillance en raison d’une forte circulation virale, les préfets pourront notamment y interdire l’accès aux lieux propices aux rassemblements. En Ile-de-France, la Seine-Saint-Denis échappe finalement au reconfinement, malgré son incidence qui atteint 405 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Peu de territoires reconfinés donc, alors que le variant britannique représente désormais 59 % des nouvelles contaminations, selon les chiffres de Santé publique France.

Sur le front hospitalier, « la pression ne se relâche pas », a assuré le premier ministre – 3 644 patients atteints du Covid-19 sont en réanimation, soit 200 de plus en une semaine – mais la situation « contrastée » justifie, selon lui, cette poursuite de mesures territorialisées. Le Pas-de-Calais est ainsi le département dont le « niveau de saturation des services de réanimation se situe au plus haut de tous les départements français ».

« Pas d’explosion épidémique »

« Pour l’instant, il n’y a pas d’explosion épidémique, il y a la poursuite d’une lente marée qui monte, avec une situation toujours hétérogène selon les territoires », estime François-René Pruvot, à la tête de la conférence des présidents de commission médicale d’établissements de CHU. Dans les régions en tension qui ont échappé au reconfinement, comme l’Ile-de-France, certains médecins sont néanmoins sceptiques. « Autant j’étais partisan du pari pris ces dernières semaines, car il nous restait encore des marges à l’hôpital, autant cela me paraît aujourd’hui un pari risqué », dit Jean-Michel Constantin, anesthésiste-réanimateur à La Pitié-Salpêtrière, à Paris.

« Le choix des autorités est de dire on croit en ce que l’on voit”, analyse Anne-Claude Crémieux, professeure de santé publique à l’hôpital Saint-Louis, à Paris. Les prévisions ont montré leurs limites donc il y a une adaptation permanente des mesures au nombre de places encore disponibles dans les services de réanimation. » Le gouvernement s’appuyait notamment sur les travaux de l’équipe de Vittoria Colizza à l’Inserm, qui projetait différents scénarios comprenant une hausse exponentielle des cas avec la diffusion du variant britannique. Ce qui ne s’est pas produit jusqu’ici.

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