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huit personnes incarcérées après une manifestation de soutien au rappeur Pablo Hasel

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La jeunesse espagnole descend dans la rue chaque fin de semaine depuis l’incarcération, le 16 février, du rappeur catalan Pablo Hasel qui a entraîné de nombreuses manifestations marquées par des pillages et des échauffourées avec la police, en particulier à Barcelone. A l’issue de la manifestation de samedi, qui a été l’une des plus violentes, six Italiens, une Française et une Espagnole ont été placés en détention provisoire notamment pour avoir incendié un fourgon de police, ont fait savoir, mercredi 3 mars, les autorités judiciaires.

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« Le magistrat a décidé de placer en détention provisoire et sans possibilité de verser une caution (…) cinq jeunes de nationalité italienne, une Italienne, une Française et une Espagnole », ont-elles annoncé dans un communiqué. Ces huit personnes, arrêtées après la manifestation de samedi dans le centre de Barcelone, sont notamment accusées de tentative d’homicide, pour l’incendie du fourgon, ainsi que d’appartenance à une organisation criminelle. « L’agent de la police municipale qui se trouvait à l’intérieur [du fourgon] a eu peur pour sa vie et a déclaré avoir senti la chaleur des flammes », selon un document publié par le tribunal.

Quatorze arrestations

Selon ce document, les personnes incarcérées, dont le groupe avait été infiltré par des agents de police, s’en sont par ailleurs prises à plusieurs banques, à une boutique Zara – où les dommages ont été évalués à 500 000 euros – et à un hôtel. Quatorze personnes ont été arrêtées au total lors de cette nuit de violences. Depuis le début des manifestations pour protester contre l’arrestation de Pablo Hasel, 136 personnes ont été interpellées en Catalogne, selon la police régionale.

Ce rappeur de 32 ans a été incarcéré le 16 février pour purger une peine de neuf mois de prison pour des tweets constituant selon la justice une « apologie du terrorisme ».

Une affaire qui a relancé le débat sur la liberté d’expression en Espagne, mais qui a aussi été l’étincelle déclenchant la colère d’une partie de la jeunesse espagnole, touchée par un chômage de masse.

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Le Monde avec AFP



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