International

la gauche unie face au RN et à Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France

0


La députée européenne Europe Ecologie-Les Verts Karima Delli, le 21 mai 2019 au Cirque d'hiver, à Paris.

« C’est fait ! » C’est par un tweet que la députée européenne Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Karima Delli, a annoncé l’union des écologistes, de La France insoumise (LFI), du Parti socialiste (PS) et du Parti communiste français (PCF) dans les Hauts-de-France pour les élections régionales des 13 et 20 juin. L’ancienne candidate à la primaire des écologistes de 2016, née à Roubaix et qui a grandi à Tourcoing (Nord), prendra la tête de cette liste d’union.

Pas question pour la gauche de réitérer le naufrage de 2015. Il y a six ans, la liste socialiste (18,12 %) s’était retirée au second tour pour faire barrage à la frontiste Marine Le Pen, arrivée en tête avec 40,64 %, et offrir la victoire au candidat de la droite, Xavier Bertrand. « Une anomalie démocratique », selon le sénateur PS du Nord Patrick Kanner, qui prévient : « La gauche aura été absente pendant cinq ans de l’hémicycle régional, ce n’est pas normal. Cette fois-ci, il n’y aura pas de retrait de la gauche, quels que soient les scores ? »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Union de la gauche : la partie d’échecs continue

En 1992, le Nord-Pas-de-Calais avait élu la première femme présidente d’un conseil régional en France métropolitaine avec la Verte Marie-Christine Blandin. Accord unique à cette heure en France, l’union de la gauche autour de l’écologiste Karima Delli doit désormais être approuvée par les instances et les militants des quatre mouvements. Mais déjà, à droite, on ironise : « C’est une liste d’extrême gauche, car ceux qui mènent la danse, ce sont les insoumis et les Verts, commente le vice-président Les Républicains (LR) au conseil régional Christophe Coulon. La gauche historique, PS et PCF, est mise sur le côté. C’est un bon coup mais totalement artificiel car, en politique, 1 + 1 ne font pas 2. »

« L’union peut avoir un prix »

Le numéro 1 du Parti communiste français, Fabien Roussel, visait en effet la tête d’une liste de gauche mais les « Insoumis » et les Verts lui ont coupé l’herbe sous le pied en annonçant un pré-accord le 2 mars. « Pour couper l’herbe sous le pied, il faudrait de l’herbe et des pieds, répond le député LFI du Nord Ugo Bernalicis. Le meilleur moyen pour avoir le PCF, EELV et nous réunis, c’était de passer un préaccord avec les Verts, qui ont été plus respectueux et plus francs que les camarades communistes. L’objectif était de débloquer la situation. Maintenant, le vrai défi, c’est que l’addition de nos électorats soit, au mieux, une addition, voire une multiplication. » Dans l’entourage de Xavier Bertrand, on estime que Fabien Roussel est « le dindon de la farce ». Patrick Kanner confirme : « C’est le cocu de l’affaire, mais maintenant on est plusieurs autour de la table, ça peut apaiser les tensions. »

Il vous reste 52.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link

Nakodal

L’échange entre Macky Sall et Adama Barrow

Previous article

Un vol annulé crée la panique, les passagers dans le désarroi (photos)

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.