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la question de la responsabilité au cœur des débats

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Jean-Marc Sauvé, président de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase), à Paris, le 4 septembre 2017.

L’heure des décisions approche, pour l’Eglise catholique, vis-à-vis des violences sexuelles sur mineurs et personnes vulnérables. Au terme de deux années d’enquête, la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase), dont la création avait été décidée par divers évêques et autres membres du clergé en novembre 2018 – sous la pression des révélations –, est en train de rédiger son rapport, qu’elle devrait leur remettre avant de le rendre public aux environs du 30 septembre.

Le président de la Ciase, Jean-Marc Sauvé, a rappelé mardi 2 mars les données à partir desquelles travaille la commission. À la suite d’un appel à témoignage lancé entre juin 2019 et octobre 2020, quelque 6 500 personnes ont contacté la Ciase. Plus de 200 victimes ont été directement auditionnées, et les archives des diocèses et des congrégations religieuses ont été explorées, tout comme les archives départementales, celles des juridictions et celles de la presse.

Lire aussi Au moins dix mille victimes d’agressions sexuelles dans l’Eglise de France depuis 1950

Des enquêtes de terrain poussées sont conduites dans certains diocèses ou congrégations. Enfin, l’Inserm exploite une enquête en population générale menée auprès de 30 000 personnes majeures entre novembre et janvier, afin de situer la prévalence des abus sur mineurs dans l’Eglise catholique par rapport au reste de la population.

Un flottement a entouré, mardi, le nombre de victimes détectées depuis 1950 – objectif de la Ciase au terme de son travail. Lors de sa conférence de presse, M. Sauvé n’a pas voulu donner de chiffres, mais n’a pas démenti celui de 10 000 victimes, récemment avancé par L’Obs. La commission a précisé peu après, dans un communiqué : « On ignore à ce stade quel est le pourcentage des victimes qui ont témoigné auprès de la commission. Il est très possible que les victimes atteignent au moins le nombre de 10 000. Les travaux en cours (…) permettront de préciser ce nombre. »

« Réparer l’irréparable »

La Ciase formulera aussi, en septembre, un diagnostic sur les causes des violences sexuelles, ainsi que diverses préconisations pour les prévenir. Celles-là pourront être de différents ordres : juridiques, organisationnelles, canoniques, ecclésiales – notamment pour ce qui concerne les ministères ordonnés. La question de la responsabilité au sein de l’institution et de la reconnaissance de cette responsabilité, ainsi que celle des réparations envers les victimes feront évidemment partie du rapport.

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Nakodal

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