Justice

Le parquet requiert dix-huit mois de prison contre l’auteur de la gifle à Emmanuel Macron

0


Damien T., l’homme qui a agressé le président de la République, Emmanuel Macron, lors d’une visite dans la Drôme, est jugé, jeudi 10 juin, en comparution immédiate deux jours après les faits qui ont suscité un soutien unanime des responsables politiques. Le parquet a requis une peine de dix-huit mois de prison contre le jeune homme, âgé de 28 ans, qui a reconnu à l’audience avoir giflé le chef de l’Etat.

Cette gifle, « parfaitement inadmissible », est un « acte de violence délibérée », a soutenu le représentant du ministère public face au prévenu. « Il n’y a pas d’ITT [incapacité temporaire totale] mais il y a un acte violent », a ajouté le magistrat, soulignant que le président « n’a pas souhaité voir un médecin ». « Je ne demande pas d’amende mais je vous demande d’envisager de prononcer à son encontre une interdiction définitive d’exercer une fonction publique », ainsi qu’une interdiction du droit de vote pour cinq ans maximum et une interdiction de détention d’arme pour la même durée, a déclaré le magistrat, qui avait rappelé que Damien T. encourait trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Acte « imbécile et violent » selon M. Macron

Un deuxième homme interpellé, Arthur C., « va se voir délivrer une convocation en justice pour la fin du second semestre 2022 pour répondre des infractions en lien avec les armes détenues illégalement », a déclaré mercredi, dans un communiqué, le procureur de la République Alex Perrin.

Interrogé jeudi après-midi depuis le centre d’entraînement de Clairefontaine, où il a encouragé rencontré l’équipe de France de football avant l’Euro de football qui débute vendredi, Emmanuel Macron a qualifié l’acte « d’imbécile et violent ». Le chef de l’Etat a cependant préféré évoquer « l’optimisme, le retour à la vie et le retour au travail ». Il a expliqué pourquoi il n’a pas porté plainte : « La justice s’en est tout de suite saisi, et compte tenu de la place qui est la mienne, je pense qu’il fallait laisser la justice suivre son cours. »

Lire aussi Emmanuel Macron giflé lors d’un déplacement dans la Drôme ; deux hommes en garde à vue

Les faits se sont déroulés, mardi après-midi, après la visite du lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage (Drôme). Alors que le président de la République allait à la rencontre de la foule, un homme l’avait giflé au cri d’un slogan royaliste « Montjoie ! Saint-Denis ! » et « A bas la Macronie ». Il a ensuite été plaqué au sol par plusieurs membres du service de sécurité.

Résidant à Saint-Vallier, au nord de Valence, les deux hommes avaient été arrêtés tout de suite après l’incident. Ils sont « tous deux inconnus des services judiciaires et des services de renseignement ». Lors de son audition, Damien T., « en couple, sans enfant, sans profession », a reconnu « avoir porté un coup au chef de l’Etat et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique ». Les deux camarades sont membres d’associations de leur commune « en lien avec les arts martiaux, le Moyen-âge et l’univers mangas », a précisé le magistrat.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’auteur de la gifle : entre passion du Moyen Age et intérêt pour l’extrême droite

Réaction unanime de la classe politique

Peu de temps après l’agression, mardi, Emmanuel Macron avait réagi devant la presse, dénonçant des « faits isolés », commis par « des individus ultraviolents » qui ne « méritent pas », selon lui, qu’on les laisse « prendre possession du débat public ».

De nombreux responsables politiques ont apporté leur soutien à Emmanuel Macron. Le premier ministre, Jean Castex, avait appelé « à un sursaut républicain ». « Il est inadmissible de s’attaquer physiquement au président de la République, à des responsables politiques, mais plus encore au président, qui est le président », a déclaré de son côté la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle 2022 pour La France insoumise, avait affirmé être « solidaire du président ».

Lire aussi Emmanuel Macron giflé : soutien unanime des responsables politiques

Le Monde avec AFP





Source link

Nakodal

La famille de la victime rejette la thèse du suicide

Previous article

Un G7 en Cornouailles à valeur de test pour Boris Johnson

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

More in Justice