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libération de trois des sept religieux enlevés

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Des fidèles prient pour la libération des religieux enlevés la veille, près de l’église Saint-Roch à Port-au-Prince, le 12 avril.

Ça n’est pas encore le dénouement heureux espéré à Haïti, mais « trois des sept religieux enlevés le 11 avril dernier ont été libérés », a déclaré, jeudi 22 avril, à l’Agence France-Presse (AFP), le père Loudeger Mazile, porte-parole de la Conférence des évêques de ce pays des Caraïbes en proie à une forte insécurité.

« Les Français ne sont pas libérés. Il n’y a pas de laïcs parmi les personnes libérées », a-t-il précisé, alors qu’au total dix personnes, dont sept religieux – cinq Haïtiens et deux Français – ont été kidnappées le 11 avril à la Croix-des-Bouquets, près de la capitale Port-au-Prince.

Le groupe comprenait notamment quatre prêtres et une religieuse haïtiens ainsi que deux Français originaires de l’ouest de la France : Agnès Bordeau, 80 ans, une sœur de Mayenne et membre de la congrégation de la Providence de la Pommeraye, et le père Michel Briand, 67 ans, un prêtre de l’Ille-et-Vilaine qui vit en Haïti depuis plus de trente ans.

Trois personnes, membres de la famille d’un prêtre haïtien qui ne fait pas partie des personnes kidnappées, ont également été enlevées. Après l’enlèvement du groupe, les ravisseurs avaient exigé un million de dollars (841 000 euros) de rançon. Il n’est pas encore précisé si une somme quelconque a été versée pour la libération de ces trois personnes, mais l’Eglise exclut le paiement de la rançon exigée par les malfaiteurs – « une vie ne s’achète pas comme une marchandise », martèle le père Gilbert Peltro, secrétaire général de la conférence haïtienne des religieux.

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Une otage libérée après paiement de la rançon

Les ravisseurs ont accepté, le 14 avril, de libérer l’une des otages après que sa famille a réussi à réunir la somme de 50 000 dollars (41 000 euros). La police soupçonne un gang armé actif dans le secteur, baptisé « 400 Mawozo », d’avoir été à l’origine de cet enlèvement, selon une source dans ses rangs.

L’événement qui a choqué l’opinion au-delà des frontières de l’île a provoqué une profonde crise politique dans le pays, en proie à une recrudescence des enlèvements contre rançon ces derniers mois à Port-au-Prince comme en province, témoignant de l’emprise grandissante des gangs armés sur le territoire haïtien.

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L’Eglise catholique avait ainsi lancé quelques jours après l’enlèvement un appel à la grève pour dénoncer l’inaction des pouvoirs publics et « la dictature du kidnapping » dans le pays, selon le président de la Conférence des évêques haïtiens, monseigneur Launay Saturné.

Le président d’Haïti, Jovenel Moïse avait lui annoncé le 14 avril la démission du gouvernement et la nomination d’un nouveau premier ministre, afin de s’attaquer au problème aigu de l’insécurité.

A Paris, une enquête a été ouverte pour « enlèvement et séquestration en bande organisée ». Elle a été confiée à l’Office central de lutte contre le crime organisé.

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Le Monde avec AFP



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