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Lille, un champion de France sans public mais pas sans mérite ni passion

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Les joueurs du LOSC fêtent leur titre de champion de France, le 23 mai 2021 à Angers

A ce moment précis, les Lillois sont seuls au monde et presque seuls devant les deux grues d’un stade Raymond-Kopa en travaux. Quelques mètres plus loin, les Angevins forment une haie d’honneur mais désespèrent de voir les tout frais champions de France 2020-2021 enfin abandonner le rond central. Après tout, ils s’y sentent bien à sauter, chanter et s’embrasser. Même à huis clos, même par un temps d’automne, même dans une saison où il a autant fallu compter les tests PCR que les points, la joie d’un titre après 38 journées surpasse le contexte et le décorum.

Petit bras la semaine dernière face à Saint-Etienne, les joueurs de Christophe Galtier n’ont pas raté leur seconde balle de match face à Angers (2-1) pour garder cette longueur d’avance sur le Paris-Saint-Germain, ce dimanche 23 mai. « On se doutait que Paris allait battre Brest [2-0] et qu’il fallait l’emporter. On a fait un match très sérieux et appliqué », observe en conférence de presse un Galtier ému, mais dans la retenue.

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Le LOSC a marqué très vite par son attaquant Jonathan David (10e), ce qui est toujours indiqué pour éviter les excès de zèle d’un adversaire n’ayant rien à craindre ou à espérer de sa soirée. Le Turc Burak Yilmaz a doublé la mise avant la pause sur penalty. Le but de l’Angevin Angelo Fulgini dans les arrêts de jeu du match a juste contribué à retarder de quelques secondes l’invasion de la pelouse par les remplaçants, les blessés et le suspendu, José Fonte.

Même relégué en tribunes, l’habituel capitaine a donné de la voix, replacé ses partenaires et été repris à l’ordre pour avoir enlevé son masque au moment de crier sa joie sur l’ouverture du score de David. « Je suis fatigué d’avoir trop parlé », a avoué le Portugais envoyé devant les médias quand ses partenaires étaient occupés à vider un magnum de champagne sur leur entraîneur et à donner du travail au service de nettoyage angevin.

« Je veux aller tout de suite sur le Grand-Place »

A 37 ans, le champion d’Europe 2016 ignore s’il va encore un peu vieillir à Lille. Comme pour un Galtier annoncé à Nice ou Naples, la question se posera plus tard. Les premières bouteilles vidées ou consommées, Fonte et ses coéquipiers n’ont plus envie de s’éterniser en Maine-et-Loire. « Laissez-moi partir, je veux aller tout de suite sur le Grand-Place retrouver nos supporteurs », supplie-t-il avec un grand sourire à un journaliste le relançant d’une question.

Lille n’a pas de chance avec ses récents titres. En 2011, les Hazard, Sow et Cabaye régalent la Ligue 1 mais dans les courants d’air du mal-aimé Stadium Nord de Villeneuve-d’Ascq pendant la construction du futur grand stade. Dix ans plus tard, le Covid et le huis clos ont fait de Pierre-Mauroy un vaisseau fantôme de 50 000 places. Christophe Galtier, aussi, a déjà la tête à la Grande Place : « Nos supporteurs ont été privés de cette magnifique saison, maintenant on veut partager ces moments de joie avec eux ».

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Nakodal

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