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Marine Le Pen appelle au « temps de l’unité » et à un « gouvernement d’union nationale »

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Marine Le Pen, que la plupart des sondages donnent présente, à un an de l’échéance, au deuxième tour de la présidentielle, multiplie les gestes en direction des autres forces politiques et en est même à dessiner les contours de son gouvernement. « J’ai la possibilité de gagner cette élection présidentielle, de changer fondamentalement une politique qui fait souffrir des millions de Français », a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN), mardi 6 avril à RFI et France 24. Elle assure qu’est venu « le temps de l’unité, de l’action, de la dynamique » et a appelé « tous les Français à venir travailler » avec elle.

Elle se propose ainsi de former un gouvernement d’union nationale, mais qui ne soit pas « une coalition à l’allemande », c’est-à-dire avec des ministres de tel ou tel parti, « y compris des gens d’ailleurs qui ont très largement échoué par le passé », et à condition de ne pas revenir sur le projet du RN, dont elle n’a d’ailleurs pas livré tous les contours. Marine Le Pen ne négocie pas, elle recrute. La candidate y est revenue mercredi devant l’Association des journalistes parlementaires : « Un gouvernement d’union nationale, c’est le dépassement des clivages, c’est associer les compétences sans regarder d’où elles proviennent. »

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Arnaud Montebourg, l’ancien ministre socialiste de l’économie et défenseur du « made in France », avait estimé tout récemment au Financial Times, pour s’en inquiéter, que Marine Le Pen allait gagner en 2022, tant Emmanuel Macron « est détesté parce qu’il est arrogant ». L’unique sénateur RN, Stéphane Ravier (Bouches-du-Rhône), a aussitôt rebondi pour tenter de récupérer l’argument à l’avantage de la candidate d’extrême droite : « Monsieur Montebourg ferait un excellent ministre du gouvernement Le Pen », a-t-il assuré mercredi 7 avril sur CNews.

Marine Le Pen, devant la presse parlementaire, n’a pas démenti. « Je suis obligée de constater qu’un grand nombre de choses nous séparent avec Arnaud Montebourg, mais sur son patriotisme économique, sur cette volonté de conserver dans le giron national nos capacités d’indépendance et de souveraineté, incontestablement nous partageons cet avis, a déclaré la chef de file du RN. C’est typiquement un exemple, malgré des positionnements politiques, nous pouvons nous retrouver avec un certain nombre de personnalités sur des sujets qui m’apparaissent très importants. »

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