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plus de 9,3 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin

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Au vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines, à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines), le 26 mars.

Après le répit du week-end de Pâques, les Français renouent avec une nouvelle période de restrictions, avec confinement et écoles fermées, pour essayer de faire reculer l’épidémie de Covid-19. Depuis samedi 19 heures, les commerces jugés non essentiels ont baissé le rideau. Les déplacements sont limités à 10 km, et ceux entre les régions ne sont autorisés que pour raisons impérieuses.

Pour la première fois depuis le premier confinement il y a un an, les crèches et les établissements scolaires vont fermer dès mardi matin 6 avril. Des millions de parents vont ainsi devoir concilier télétravail et école à la maison, avec des cours assurés à distance par les enseignants. Le gouvernement a cependant autorisé les assistantes maternelles, qui gardent les enfants à domicile, à poursuivre leur activité.

  • Près de 30 000 hospitalisations

L’exécutif a justifié ces mesures par la dégradation inexorable de la situation sanitaire. Lundi soir, on comptait près de 30 000 malades du Covid-19 hospitalisés, contre un peu plus de 25 000 il y a un mois. Le nombre de décès est de 96 800 depuis l’apparition de l’épidémie.

C’est surtout dans les services de réanimation, qui accueillent les formes les plus graves de la maladie, que cette pression s’exerce. Toujours sur un mois, on est passé de 3 600 à plus de 5 400 patients en soins critiques.

Vendredi, le ministre de la santé, Olivier Véran, tablait sur un pic de personnes contaminées d’ici « sept à dix jours environ », avant un pic des hospitalisations en réanimation fin avril. Lundi, il a reconnu sur TF1 que le pays pourrait frôler le pic de réanimation atteint lors de la première vague, à 7 000 cas : « Il est possible qu’on s’en approche. » Dans le même temps il a assuré que la capacité d’accueil des patients les plus lourds était désormais portée « à 8 000 lits de réanimation armés ».

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  • La production de vaccins démarre en France

Cette semaine, la production de vaccins doit démarrer en France chez le sous-traitant Delpharm en Eure-et-Loir, et cinq sites industriels devraient être à pied d’œuvre dans les prochains mois. Mais il s’agira pour l’essentiel d’opérations de remplissage des flacons, d’emballage et d’aseptisation, tandis que les principes actifs des vaccins continueront à être fabriqués ailleurs, en attendant la mise au point d’un vaccin français.

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On attend en outre à la mi-avril l’arrivée du vaccin Johnson & Johnson, qui nécessite une seule injection, avec 600 000 premières doses avant mai. Celles-ci devraient facilement trouver preneurs, alors que le vaccin d’AstraZeneca reste plombé par des doutes sur son innocuité, malgré les assurances des autorités sanitaires.

Des doses du laboratoire anglo-suédois ont été boudées pendant le week-end dans des centres de vaccinations du Nord et du Pas-de-Calais, par crainte d’effets secondaires.

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  • Plus de 9,3 millions de personnes ont reçu une première dose

Lundi, plus de 9,3 millions de personnes avaient reçu une première dose. Le « Monsieur Vaccin » du gouvernement, le professeur Alain Fischer, a annoncé à la fin de la semaine un objectif à court terme de 400 000 injections quotidiennes. Selon M. Véran, le pays « n’a aucun enjeu de logistique, mais de livraison de vaccins ».

Le gouvernement affiche sa confiance sur les approvisionnements espérés des laboratoires pharmaceutiques pour atteindre cet objectif. Et table aussi sur une démultiplication des centres et personnels pour les administrer.

Du côté des vaccinateurs, les hôpitaux d’instruction des armées français vont augmenter leurs capacités d’accueil pour vacciner jusqu’à 50 000 personnes par semaine.

Les grands centres de vaccination vont aussi se multiplier sur le territoire. Comme le Stade de France qui accueillera mardi ses premiers volontaires, avec un premier objectif de 10 000 injections par semaine.

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Le Monde avec AFP



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Nakodal

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