Justice

prison avec sursis pour onze policiers

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Des embrassades dans la salle d’audience et les applaudissements de dizaines de collègues à la sortie du palais de justice ont accueilli, jeudi 22 avril, le jugement des dix-huit anciens policiers de la brigade anticriminalité (BAC) Nord de Marseille.

Neuf ans après les faits, le tribunal correctionnel de Marseille a prononcé sept relaxes et a condamné les onze autres prévenus à des peines allant de deux mois à un an de prison avec sursis. Bien en deçà des réquisitions prises lundi 19 avril par le procureur de la République adjoint André Ribes qui avait réclamé la condamnation de tous et des peines avec une partie de prison ferme de six mois contre dix d’entre eux. « Le tribunal a pu constater de graves et importants dysfonctionnements dans ce service de police », a expliqué la présidente du tribunal, Cécile Pendariès, avant de préciser que « les faits ont été appréciés individuellement ».

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Les onze condamnés le sont majoritairement à deux ou trois mois de prison avec sursis. Bruno Carrasco, un des chefs de groupe, « flic à l’ancienne » révoqué en 2014, est le plus lourdement sanctionné : un an de prison avec sursis. Dix mois de prison avec sursis pour l’ex-sous-brigadier révoqué Patrick Morio, qui a reconnu « un pétage de plomb » en s’emparant de 540 euros trouvés dans la sacoche abandonnée d’un dealer. Les condamnations ne figureront pas au bulletin numéro 2 du casier judiciaire des intéressés, ce qui rassure les policiers toujours en poste – trois des prévenus ont été révoqués – quant à leur maintien dans la police nationale.

Le tribunal avait à analyser de multiples faits de vols de stupéfiants, de numéraire, de sacoches appartenant à des revendeurs de drogue des quartiers nord, ainsi que de cigarettes de contrebande, tel que cela semblait ressortir de la sonorisation de six véhicules de la BAC Nord.

« Faits insuffisamment caractérisés »

De très nombreuses relaxes partielles ont été prononcées en raison de « faits insuffisamment caractérisés ». Aucun des anciens « baqueux » n’est ainsi condamné pour vol de cannabis. En revanche, les prévenus pour qui quelques grammes avaient été retrouvés dans leur casier situé dans les vestiaires du commissariat et celui qui a avoué avoir monnayé auprès d’un indicateur une information contre quelques « barrettes » sont condamnés pour détention ou acquisition de stupéfiants.

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Nakodal

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