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Qui est Jean-Marc Governatori, candidat écolo en solitaire aux régionales

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Jean-Marc Governatori à Nice, le 17 mars.

Ecolo centriste

Il se fait remarquer en 2012 lorsque, candidat à la candidature présidentielle, il entame une grève de la faim pour protester contre l’inégalité d’accès aux médias. Depuis 1993, cet écologiste « centriste » se présente régulièrement, mais sans succès, à des élections locales, dans sa région niçoise. En 2001, il adhère à l’UDF de François Bayrou pendant deux mois. « Je l’intéressais parce que j’étais fortuné. » Mais, depuis 2019, il est partenaire d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) au titre de codirigeant de Cap Ecologie. En se présentant aux régionales des 20 et 27 juin en PACA , il vient tout juste de commettre une infidélité à sa famille politique, car EELV s’est allié avec une liste d’union à gauche alors que, selon lui, « l’écologie ne doit pas être à gauche ». Il se présente donc seul, « mais je serai avec EELV pour la présidentielle », précise-t-il.

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Entrepreneur fortuné

Son père était menuisier, sa mère, femme au foyer. Petit, il lisait Confucius plutôt que Pif gadget. Diplômé d’une école de commerce, il crée plusieurs affaires (il est notamment le premier franchisé en France de la chaîne de magasins d’ameublement Fly), qui lui permettent de faire fortune. Il ne livrera pas de chiffres, mais déclare : « Je suis un gros contribuable français. » En 1997, il reçoit le trophée du meilleur entrepreneur de France. « En 2000, j’ai tout revendu. Pour écrire des bouquins [il en a publié une dizaine] et me consacrer à l’écologie politique. »

Ex-soutien de Francis Lalanne

Governatori et le « chanteur au catogan » partagent deux passions dévorantes : le football et le rêve de changer la société. Les deux hommes ont multiplié les collaborations au sein de tout petits partis : notamment La France d’en bas, en 2014, et l’­Alliance écologiste indépendante depuis 2009. Lalanne et Governatori soutiennent, médiatiquement pour l’un et financièrement pour l’autre, le mouvement des « gilets jaunes », mais le jusqu’au-boutisme du chanteur l’oblige à prendre ses distances. « Nous sommes en bons termes, mais je ne suis pas d’accord avec ses positions complotistes. »

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Mauvais comptes de campagne

Après les législatives de 2002, le Conseil constitutionnel le sanctionne d’un an d’inéligibilité pour des irrégularités dans ses comptes de campagne, « alors que je m’étais désisté et que j’avais emprunté de l’argent à mes propres sociétés… ». A partir de 2016, il crée le Mouvement 100 %, qui rassemble sous la même bannière électorale des petits mouvements écolo citoyens. Des candidats déçus l’­accusent de s’enrichir sur leur dos. « J’ai surtout payé 100 % de leur campagne. Ça m’a coûté 4,8 millions d’euros. » EELV nous confirme qu’il a cherché à savoir si Governatori traînait des casseroles et qu’il n’a rien trouvé. « Je suis souvent sujet à polémiques, car j’ai des moyens financiers importants, et en politique, c’est rare. »



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Nakodal

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