Justice

un ancien membre des forces spéciales américaines et son fils admettent avoir contribué à la fuite de Carlos Ghosn

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L’ancien membre des forces spéciales américaines, Michael Taylor, et le Libanais George-Antoine Zayek, à l’aéroport d’Istanbul, le 30 décembre 2019.

Au premier jour du procès tentant de faire la lumière sur la fuite rocambolesque de Carlos Ghosn en décembre 2019, deux Américains ont admis leur rôle dans l’extraction discrète du grand patron de Renault-Nissan lundi 14 juin à Tokyo.

Michael Taylor, sexagénaire ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée, et son fils Peter, 28 ans, avaient été remis au début de mars à des procureurs japonais venus les chercher à Boston, aux Etats-Unis. Les Taylor avaient été arrêtés en mai 2020 par la justice américaine en vertu d’un mandat d’arrêt japonais. Ils étaient ensuite restés détenus car considérés comme présentant un « grand risque de fuite ».

Les deux hommes avaient multiplié les recours à leur extradition jusque devant la Cour suprême des Etats-Unis, en vain, arguant par la voix de leurs avocats qu’ils redoutaient d’être soumis à des conditions proches de la torture s’ils étaient livrés aux autorités japonaises. Ils ont finalement été extradés en février.

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Fuite « effrontée »

Au matin du 31 décembre 2019, le Japon découvrait avec stupeur la fuite au Liban de son plus célèbre inculpé, Carlos Ghosn. Deux jours plus tôt, alors qu’il était en liberté sous caution dans l’attente d’un procès pour malversations financières présumées chez Nissan, le Franco-Libano-Brésilien avait tranquillement quitté Tokyo pour rejoindre Osaka en train avec deux complices.

Un document des procureurs américains évoque « une des fuites les plus effrontées et les mieux orchestrées de l’histoire récente ». Ghosn est soupçonné d’avoir échappé aux contrôles à l’aéroport international du Kansai, près d’Osaka, en étant caché dans un gros caisson de matériel audio embarqué à bord d’un jet privé. Le contrôle des bagages n’était à l’époque pas obligatoire au Japon pour ce type d’appareil.

Le magnat déchu de l’automobile, qui fait l’objet d’une demande d’arrestation d’Interpol, reste hors d’atteinte de la justice japonaise, car le Liban n’extrade pas ses ressortissants. La justice libanaise lui a toutefois interdit de quitter le pays. « Je n’ai pas fui la justice, j’ai échappé à l’injustice », avait affirmé M. Ghosn au début de janvier 2020 lors d’une conférence-spectacle à Beyrouth devant les caméras du monde entier.

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Notre sélection d’articles sur la fuite de Carlos Ghosn

Le Monde avec AFP



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